Né à Vitoria, il appartient à une famille connue de la capitale d'Alava (Pays basque espagnol): son père, Gabriel Martínez d'Aragon y Urbiztondo, était procureur général de la République, et son frère, José Martínez de Aragon et Carrión était capitaine d'aviation et s'est distingué dans la lutte contre la dictature de Primo de Rivera[1]. Avant que la guerre civile éclate, Martínez de Aragon exerçait quant à lui, la profession d'avocat[2].
Après le début de la Guerre civile, il a participé à l'assaut à la Caserne de la Montagne de Madrid et a intégré le Cinquième régiment, où il s'est initialement démarqué dans son organisation[Quoi ?]. Peu après, il prend le commandement de deux colonnes de miliciens composées par des cheminots de l'UGT et de membres des JSU pour le départ de ces dernières vers Guadalajara, où ils parviennent à soulever quelques forces militaires[3].
Il s'est ensuite déplacé à Sigüenza avec ses troupes, où il a assumé le commandement de la ville et ses environs.
Mais même si Martinez de Aragon détenait officiellement le commandement, il n'avait de facto que peu de pouvoir et les chefs miliciens locaux agissaient indépendamment de ses ordres. Le comandant Martínez de Aragon a abandonné le front Sigüenza le 8 octobre pour rentrer à Madrid et chercher de renforts, mais il du revenir à Sigüenza car les forces nationalistes étaient en train de gagner la bataille.
À la mi-octobre il a reçu le commandement de la 2eBrigade Mixte, qui s'est formée à Ciudad Real à partir de milices d'Estremadure, de milices ferroviaires, et de forces militaires de la garnison de Madrid[4]. À la tête de cette unité, il a participé à la Défense de la capitale, notamment lors de la Bataille de la Cité Universitaire de Madrid. Après être intervenu dans un grand nombre de combats, la brigade fût défaite et a dû être réorganisée. Entre le 9 et le , elle a participé à divers assauts sur la Colline Garabitas desquels elle s'en est sorti avec des nombreuses pertes, et notamment Martínez de Aragon qui meurt le [2]. Il sera ensuite remplacé par la chef d'un des bataillons, le majeur de milices José Galicien Pérez[5].
Notes et références
↑Octavio Ruiz Manjón-Cabeza, Historia general de España y América, volume 17, Ediciones Rialp: Madrid, 1990, p.399.
12Guillermo Cabanellas, La guerra de los mil días: nacimiento, vida y muerte de la II República Española, Editorial Heliasta, 1975, p.668.
↑Michael Alpert, The Republican Army in the Spanish Civil War, 1936–1939, Cambridge University Press, 2013, p.75.
↑Michael Alpert, The Republican Army in the Spanish Civil War, 1936–1939, Cambridge University Press, 2013, p.317.
↑Michael Alpert, El Ejército republicano en la guerra civil, Siglo XXI Editores, 1989, p.330.