Jimmy Zakari
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| Nom de naissance |
Jimmy Zakari |
| Surnom |
Jimmy Zakari |
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| Instrument |
Voix et guitare |
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| Genre artistique |
Jimmy Zakari, né en 1926 en république du Congo, est un guitariste, chanteur, auteur-compositeur d'origine et de nationalité centrafricaine et un des pionniers de la rumba congolaise. Il est reconnu pour avoir révolutionné ce genre musical par l'introduction de solos de guitare et une orchestration complète. Il a eu une grande influence sur la musique en république du Congo, en république démocratique du Congo et en Centrafrique.
Né en république du Congo en 1926, Jimmy Zakari grandit dans un environnement où la musique occupe une place centrale[1]. Dès son jeune âge, il joue de la guitare à Brazzaville et rencontre Paul Kamba, une figure importante dans la musique locale. En 1940, il intègre le séminaire de Bokoro au Congo Kinshasa, où il perfectionne son apprentissage en musique, notamment en solfège et harmonie. Son talent pour la musique écrite fait de lui l'un des rares musiciens intellectuels de son temps[2],[3].
Débuts
Au début des années 1940, Jimmy Zakari, joue dans divers groupes à Brazzaville et à Kinshasa, rencontrant des musiciens comme Wendo Kolosoy, Léon Boukassa, et Manuel Doliveira. Ses compétences en guitare et son savoir musical lui permettent de développer un style unique, en particulier avec la guitare hawaïenne, un instrument avec lequel il est particulièrement associé et qui lui vaut son surnom « Jimmy de l'hawaïenne ». Il quitte le séminaire en 1945 pour Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa), où il influence fortement le développement de la rumba congolaise[4].
Carrière
Jimmy Zakari, joue un rôle central dans la formation de la rumba congolaise moderne en apportant une nouvelle orchestration à base de guitare rythmique, guitare solo, contrebasse, saxophone, chanteurs et percussions. Il collabore étroitement avec Grand Kallé, dont il arrange et joue la guitare soliste sur le chef-d'œuvre « Kalé Kato ». En plus de la musique, il forme plusieurs guitaristes centrafricains et participe à l'animation musicale à Bangui après son retour définitif en Centrafrique vers 1957. Malgré son influence majeure, il connaît une reconnaissance tardive, aidée notamment par Franco Luambo Makiadi à la fin de sa vie[5].