Joachim Claudet
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Paris, France
| Naissance | Paris, France |
|---|---|
| Nationalité |
française |
| Activité |
Chercheur en science de la durabilité |
| A travaillé pour |
CNRS |
|---|---|
| Directeur de thèse |
René Galzin (d) |
| Distinction |
Médaille d'argent du CNRS (2026) |
Joachim Claudet est un chercheur en science de la durabilité. Il est directeur de recherche et conseiller océan au CNRS[1].
Ses travaux contribuent à une meilleure compréhension des transformations nécessaires à la durabilité des systèmes socio-écologiques côtiers et marins[2], et à éclairer la décision publique[3].
Formation
Après une maîtrise en écologie marine à l'Université Pierre-et-Marie-Curie (Sorbonne Université)[4] et un DEA en méthodes stochastiques d'analyse des processus appliquées à l'environnement marin à l'Université d'Aix-Marseille, Joachim Claudet réalise sa thèse à l'Ifremer et à l'Université de Perpignan sur le développement de méthodes d'évaluation des aires marines protégées, qu'il soutien en 2006[5].
Joachim Claudet réalise ensuite un premier post-doctorat entre l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, l'Université de Floride et l'Université de Pise, puis un second post-doctorat à l'Université du Salento[4]. Il obtient son habilitation à diriger des recherches de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en 2016 sur la "Gestion et conservation des systèmes socio-écologiques côtiers".
Carrière et contributions scientifiques
Joachim Claudet intègre le CNRS en 2010 puis prend la coordination du programme "Durabilité des systèmes socio-écologiques" du Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE)[6].
Joachim Claudet est spécialisé dans la recherche sur la durabilité des systèmes socio-écologiques côtiers et marins, en utilisant des études de cas pour informer la gestion ou des méta-analyses pour impacter les politiques publiques[7]. Il s'intéresse à la recherche qui aide à résoudre les problèmes de durabilité, à identifier des solutions qui profitent à la fois à la nature et aux personnes, et à développer des indicateurs et des outils d'aide à la décision.
Ses travaux ont profondément renouvelé la manière d’évaluer les politiques de conservation marine, dont les aires marines protégées[8] ou les solutions fondées sur la nature [9]. En développant des cadres d’analyse et des outils d'aide à la décision, selon des standards élevés, du Regulation-Based Classification System[10] au MPA Guide[11] en passant par le MSP Index[12] et l'Ocean Equity Index[13], il contribue à objectiver ce que signifie réellement “protéger” l’océan. Ces approches ont notamment permis d’introduire dans le débat européen et français la notion de niveaux de protection différenciés[14], aujourd’hui intégrée dans les objectifs de l'Union européenne[15].
Au cœur de ses recherches, une idée structurante : pour être efficaces et durables, les politiques de développement, d’adaptation au changement climatique et de conservation doivent intégrer explicitement les questions d’équité[16] — dans la répartition des coûts, des bénéfices et du pouvoir de décision. Ses travaux récents sur l’Ocean Equity Index[13] prolongent cette réflexion en proposant des cadres permettant d’opérationnaliser cette exigence dans des contextes variés, de l’aire marine protégée locale aux négociations internationales[17].
Interface science-décision
Très impliqué à l’interface science-décision[3], Joachim Claudet contribue directement aux grandes dynamiques internationales. Il est notamment auteur pour l’IPBES de l’évaluation sur les changements transformateurs[18], impliqué dans les négociations du traité international sur la haute mer (BBNJ) et co-directeur du Programme BRIDGES pour le CNRS[19].
Au CNRS, il joue également un rôle structurant en animant la Task Force Océan inter-instituts du CNRS[20].
Joachim Claudet est président du Comité spécialisé pour la recherche marine, maritime et littorale (COMER)[21], membre du bureau de la Plateforme Océan & Climat[22], du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML)[21], du Conseil national de la protection de la nature (CNPN)[23], co-chair du groupe de travail du CIEM sur les aires marines protégées et les autres outils efficaces de gestion par zones[24] et président du conseil scientifique de MedPAN[25], le réseau des gestionnaires d'aires marines protégées de Méditerranée. Il est également membre de l'Advisory Board de One Earth[26] et de la section marine du la commission aires protégées de l'UICN et du conseil scientifique de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB)[27].