Joachim Sterck van Ringelbergh
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Joachim Sterck van Ringelbergh (Joachimus Fortius Ringelbergius / Jan Stercke; 1499-1531)[1], est un humaniste, mathématicien et astrologue flamand, né à Anvers.
Il est le premier à avoir utilisé le terme cyclopaedia (pour encyclopaedia) dans un titre, avec son livre Lucubrationes vel potius absolutissima κυκλοπαιδεία, nempe liber de ratione studii… (Bâle, 1538)[2]. Cet ouvrage qui regroupe 37 traités a été publié de façon posthume. Il est considéré comme le premier ouvrage à se rapprocher de la conception moderne d'une encyclopédie[3]. En effet, au lieu de présenter une compilation, cet auteur offre une synthèse de ses lectures sur les diverses questions qu'il aborde.
Dans les titres de ses ouvrages, son nom est toujours suivi de la mention « Andoverpianus », signifiant qu'il était originaire de la ville d'Anvers. Il s'est inscrit comme étudiant à l'Université de Louvain le , où il a eu comme professeur Pierre de Corte (Petrus Curtius). Par la suite il y a dirigé le Collegium trilingue.
Il se rend à Rome pendant l'été 1525, « peut-être pour défendre Érasme contre les théologiens de Louvain[4] ».
De à , il entreprend un voyage dans les pays germaniques, « essayant de trouver une chaire d'enseignement[4] ». Ce voyage le mène successivement à Cologne, Mayence, Heidelberg (où il rencontre Simon Grynaeus), Bâle, Fribourg et Strasbourg, où il rencontre Martin Borrhaus. De là, il retourne à Anvers en passant par Mayence et Cologne. Quelques mois plus tard, il se remet en route, cette fois pour Paris. Il y passe l'automne, enseigne au collège de Calvi, où il compose deux traités Cosmographia et Experiment, et fait la connaissance de Andreas Hyperius. Ensuite il se rend à Orléans où il rencontre Nicolas Bérault, puis à Bourges et Lyon, où l'on perd sa trace à partir du [4].