Joan Beauchamp Procter

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière anglais de Malaga (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Joan Beauchamp Procter
Buste en marbre présenté en 1831 à la Royal Academy.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière anglais de Malaga (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Norland Place School (en) (-)
St Paul's Girls' School (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Fratrie
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
Abréviation en zoologie
ProcterVoir et modifier les données sur Wikidata

Joan Beauchamp Procter, née à Londres le et morte le dans la même ville, est une zoologiste et herpétologiste britannique. Elle travaille comme conservatrice au musée d'histoire naturelle de Londres et pour le zoo de Londres. Elle est connue pour son travail taxonomique et sa connaissance du dragon de Komodo.

Joan Procter naît au 11, Kensington Square[1], fille de Joseph Procter, courtier en valeurs mobilières, et d'Elizabeth Procter-Brockbank, artiste. Son grand-père, William Brockbank, est un homme d'affaires de Manchester, mécène et naturaliste amateur. Sa sœur aînée, Chrystabel Procter, est horticultrice.

Elle est de santé fragile, atteinte d'une maladie chronique dès son jeune âge qui nécessite un séjour de six mois en Suisse lorsqu'elle a douze ans. Elle fait ses études secondaires à l'école Norland Place (1904-1908) puis à la St Paul's Girls' School d'Hammersmith (1908-1916)[2]. Sa scolarité est fréquemment interrompue par des soucis de santé, et elle doit renoncer à son projet de poursuivre ses études supérieures à l'université de Cambridge.

Formation et activités professionnelles

Dragon de Komodo

Son intérêt pour les reptiles et les demandes de renseignements qu'elle adresse à George Albert Boulenger, retiennent l'attention de ce dernier, qui est alors conservateur des reptiles et des poissons au musée d'histoire naturelle de Londres. George Albert Boulenger lui propose de devenir son assistante bénévole, en 1917[3]. Elle présente sa première communication scientifique, sur les variations d'une espèce de Crotalinae, devant la Société zoologique de Londres[4] et, en , elle est élue membre de la société. Elle succède à George Boulenger, lorsque celui-ci prend sa retraite en 1920[5].

Entre 1917 et 1923, elle poursuit ses recherches et publie des articles scientifiques sur l'anatomie, la classification et les habitudes de reptiles et d'amphibiens. Son étude la plus connue concerne le Malacochersus, une tortue d'Afrique de l'Est[6],[7]. Elle correspond avec des scientifiques[8]. Elle est élue membre de la Linnean Society of London (FLS), pour son travail taxonomique[9] et de la Bombay Natural History Society[10]. Joan Procter réalise des dessins et des reproductions d'amphibiens et de reptiles.

Joan Procter succède à Edward Boulenger, lui-même fils de George Albert Boulenger, comme conservatrice des reptiles au zoo de Londres[11],[12].

Après son succès avec l'aménagement de l'aquarium du zoo, elle dessine les plans des espaces en plein air des singes et des antilopes[13] et les singes, en 1924-1925[14],[15]. Elle réalise la maison des reptiles en 1926-1927[16], premier édifice de ce type, qui est encore en service.

Avec les animaux dangereux

Joan Procter est connue pour son expertise dans le soin des grands reptiles, notamment les pythons, les crocodiliens et les dragons de Komodo. Les deux premières dragons de Komodo vivants sont accueillis au zoo de Londres, en 1927[17],[18]. Elle a une relation proche avec l'un de ces dragons nommé Sumbawa, qui l'accompagne dans l'espace du Zoo[19],[20],[21],[22],[23]. Elle le présente en 1928, dans une réunion scientifique de la Société zoologique.

Elle travaille en étroite collaboration avec le vétérinaire de la Société zoologique pour identifier les maladies et elle devient expert dans le traitement des animaux malades.

Une reconnaissance nationale et internationale

Au-delà de la notoriété scientifique, elle acquiert une notoriété publique, avec des articles dans la presse[24],[25],[26] Elle publie des chroniques dans le Guardian de Manchester, et des récits d'animaux pour le livre de John Alexander Hammerton Wonders of Animal Life[27]. Le , elle reçoit un doctorat de sciences honoris causa de l'université de Chicago[28].

Elle souhaite démissionner de ses fonctions au zoo de Londres, en 1928 pour des raisons de santé, mais le président de la société zoologique lui demande de rester à ce poste[29],[30]. Bien que gravement malade, elle continue à travailler par intermittences, ajoutant la pratique de l'aquarelle à ses activités professionnelles[31] et la publication d'articles dans le Guardian[32]. Elle meurt des suites de son cancer à son domicile de St Mark’s Square, le , à l'âge de 34 ans. Elle est incinérée au crématorium de Golders Green et l'urne contenant ses cendres est déposée dans la caveau familial à l'église All Saints de Leighton Buzzard[2].

Distinctions et hommages

Publications

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI