Joanny Dupré

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Joanny Dupré est un résistant français membre du mouvement Combat, né à Lyon le et mort le au camp du Struthof.

Seconde Guerre Mondiale et entrée en résistance

Joanny Dupré[1] naît à Lyon le . Après avoir été scolarisé à l'école de la Salle, il effectue son service militaire en 1913 au 3e RTA. Mobilisé dès 1914, il est blessé lors de la bataille de Verdun. Par la suite, Joanny Dupré est muté dans l’aviation. Il rejoint alors l'Escadrille des Cigognes comme observateur bombardier et prend part à des raids en Allemagne. Rendu à la vie civile, Joanny Dupré retourne vivre à Lyon où il exerce la profession d’expert-comptable.

Après avoir été de nouveau mobilisé en 1939, Joanny Dupré retourne vivre à Lyon et reprend son activité d'expert-comptable. Il réside alors avec son épouse Marguerite et leurs deux fils au 9, cours Tosltoï à Villeurbanne. Il entre rapidement dans la résistance, d'abord au sein du groupe le Coq enchaîné. Joanny Dupré intègre par la suite le mouvement Combat, dans la section ROP (Recrutement, Organisation, Propagande). A partir du début de l’année 1942, Joanny Dupré prend part avec son épouse et ses deux fils à la formation du SOAM (Service des Opérations Aériennes et Maritimes), dont le quartier général est installé à leur domicile. Sous le pseudonyme de Duchamps ou Sif8, Joanny Dupré organise avec Londres les liaisons et les réceptions de parachutage d'armes dans la région lyonnaise[2].

Arrestation et déportation

Le 7 Avril 1943, Joanny Dupré est arrêté à son domicile avec son épouse et son fils Francis (son deuxième fils Maurice parvient à s'échapper)[3]. D'abord torturé dans les locaux de l'hôtel Terminus à Lyon, il est ensuite transféré à la prison de Montluc avec son épouse et son fils. Ces deux derniers sont libérés quelques semaines plus tard, faute de preuves. Joanny Dupré est transféré le à la prison de Fresnes, puis déporté au camp du Struthof le [4]. Il y meurt d'épuisement le [5].

Hommage

Le , le maire de Villeurbanne Gilbert Chabroux fait apposer une plaque commémorative sur l’immeuble de l'ancien domicile de la famille Dupré, au 9 cours Tolstoï[6].

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

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