À 18 ans, son activisme le conduit à l'exil peu après qu'est proclamée la Dictature de Primo de Rivera. Il revint en Espagne marié à une ouvrière française lorsqu'est proclamée la Seconde République et, à 25 ans, il devient un militant notable: membre du premier comité des Jeunesses Révolutionnaires de Saragosse (), il est impliqué dans les luttes contre le chômage des premiers mois de la République et est nommé président des maçons en .
En , il représente le syndicat de la Construction au Congrès que la CNT tint à Saragosse.
Le début de la Guerre Civile espagnole le surprend à Barcelone et dans le contexte de la Révolution Espagnole de 1936, il part vers le Front d'Aragon, d'abord intégré à la Colonne Durruti puis à la Colonne Ortiz. Il reçut la nomination officielle de délégué gouvernemental du Conseil Régional de Défense d'Aragon le . Pendant sa gestion, Ascaso a agi à Aragon pratiquement comme un gouvernant indépendant du gouvernement central, ce qui a provoqué des tensions entre Ascaso et les autorités républicaines[1],[2]. Après la dissolution du Conseil, il est arrêté sur ordre du Gouvernement de la Seconde République Espagnole le , sous le coup d'une accusation pour contrebande, d'allégresses et d'autres délits[3]. Le républicain José Ignacio Mantecón est alors nommé Gouverneur Général d'Aragon par les autorités républicaines. Ascaso a été détenu 38 jours dans la prison de San Miguel de los Reyes, près de Valence.
Finalement, il se rendit en France à travers l'Andorre avec Antonio Ortiz. Ils sont victimes d’une tentative d’empoisonnement puis le gouvernement républicain a procédé à une demande d’extradition auprès du gouvernement français. Traqués, livrés à eux-mêmes, ils ne devront leur salut qu’à la chute de la République espagnole. Puis ils partent pour l'Uruguay, en passant aussi par le Chili et le Paraguay, et s'établit enfin au Venezuela. Il forma au cours de la décennie de 1960 le groupe anarchiste Fuerza Unica, avec Antonio Ortiz et d'autres anarchistes espagnols en exil.
L'historien Alejandro Díez Tour a publié en 2006 un livre écrit par Ascaso, "Mémoires, 1936-1938", édité par l'Université de Saragosse. Aussi l'écrivain Francisco Carrasquer, frère de l'écrivain Félix Carrasquer, a publié la même année "Ascaso et Saragosse. Deux pertes: la perte", un travail de recherche sur Ascaso et le CRDA. Le baron historien Hugh Thomas, conseiller au gouvernement Thatcher, décrit Ascaso comme une personne dynamique, violente et sans scrupules[2].
Dans le même quartier de Torrero se trouve un monument en son honneur, face au centre civique du quartier.
Monument à Joaquín Ascaso: Hommage à Joaquín Ascaso à Saragosse