Satrústegui est né dans une riche famille de la noblesse de Saint-Sébastien[1]. Il étudie le droit à l'université centrale de Madrid, obtenant un diplôme en 1932. Puis il s’inscrit à l'université de Georgetown (États-Unis) et entame des études en économie et en droit public[2]. Pendant la période républicaine, il milite a Renovación Española. Le , dans le cadre des opérations militaires qui a déclenché la guerre civile, il fait partie d’un groupe de jeunes activistes de RE qui, suivant les ordres du général Mola, prend le col de Somosierra. Ceci dans le but de faciliter l'accès à Madrid aux colonnes nationalistes qui, du nord, devaient prendre la capitale. Obtenant le grade de sous-lieutenant durant le conflit, il obtient le grade de capitaine de réserve dans les rangs de l'armée franquiste[3].
Une fois la guerre terminée et souhaitant restaurer la monarchie en la personne de Juan de Borbón, il entre en confrontation avec Franco, ce qui lui vaut quelques séjours en détention à plusieurs reprises. Il tente même de se porter candidat aux élections municipales de Madrid en 1954. Il fonde ensuite une organisation clandestine, Unión Española (1957), un mouvement monarchiste libéral pro-démocratie et reconnaissant Juan de Borbón, alors en exil, comme le roi légitime de l’Espagne. En 1962, il est déporté pendant près d'un an à Fuerteventura, après avoir participé au Congrès de Munich.
↑(es) Espagne. «Orden de 25 de marzo de 1939 confirmando en su empleo y confiriendo el de Capitán de Complemento del Arma de Infanteria y Capitán provisional de dicha Arma a los Capitanes de Complemento y Tenientes de dicha Escala y la provisional de Infantería cuya relación empieza por don José Colldefors Pou» [lire en ligne]