Jobs Act
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Le Jobs Act est un ensemble de lois italiennes libéralisant le marché du travail de 2014 à 2016, sous le gouvernement Renzi. Il est composé d’un décret-loi de , d’une loi d’habilitation votée en dernière lecture en , ainsi que de huit décrets d’application approuvés entre mars et .
Certaines des principales mesures sont les suivantes[1] :
- La loi supprime le « contrat de collaboration professionnelle » (co.co.pro). Ces contrats doivent être transformés en CDI ou CDD.
- La création du CDI « à protection croissante », qui se caractérise en particulier par un changement des modalités de calcul des indemnités chômage favorable aux employeurs, et par la suppression, sauf exceptions, de la possibilité pour le juge de décider la réintégration d'un travailleur licencié. Ce nouveau statut ne s’applique qu’aux nouvelles embauches en CDI et n'abolit pas les droits attachés aux anciens CDI.
- une réforme des amortisseurs sociaux. La loi crée une Nouvelle assurance sociale pour l’emploi (Naspi) et une Agence nationale pour les politiques actives de l’emploi (Anpal), qui a comme mission de coordonner les politiques de formation et d’emploi dont les compétences doivent rebasculer des régions vers l’État central. La durée de l’indemnisation du chômage est portée de 12 à 24 mois. Le Jobs Act réaffirme des principes déjà inscrits dans une précédente réforme (dite Fornero) selon lesquels les chômeurs sont obligés d’accepter les offres d’embauche sous peine de perdre leur droit aux indemnités.
- des simplifications administratives pour les entreprises. Par exemple, en cas de restructuration ou de réorganisation productive, l’employeur peut désormais unilatéralement redéfinir un poste et placer un travailleur à un échelon inférieur de classification, sans toutefois diminuer son salaire.