Johann Baptist Fischer
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Fratrie |
Sebastian Fischer (d) |
| Abréviation en botanique |
J.B.Fisch. |
|---|---|
| Abréviation en zoologie |
J.B. Fischer |
Johann Baptist Fischer (né en 1803 à Munich en électorat de Bavière, décédé le à Leyde, Pays-Bas) est un naturaliste, zoologiste et botaniste, médecin et chirurgien bavarois.
Johann Baptist Fischer est né à Munich vers 1803[1],[2],[Note 1]. Il est le fils d'un instituteur de Munich, également nommé Johann Baptist, et de son épouse Cäcilie Haimerl. Son jeune frère Sebastian Fischer est lui aussi devenu médecin et naturaliste, et a passé une partie de sa carrière en Russie puis en Égypte[3].
Johann Baptist Fischer fut l'assistant du botaniste Carl Ludwig Blume dans l'ancien herbier national de Bruxelles qu'il aida à transférer avec Philipp Franz von Siebold[4] à Leyde aux Pays-Bas lors de la révolution belge de [1].
En 1826, il a accompagné une expédition à Java (alors possession des Indes hollandaises) et participé avec Carl Ludwig Blume à la rédaction de la description des espèces collectées[1],[5].
Médecin et chirurgien[2], Johann Baptist Fischer s'est également consacré à l'étude des mammifères[6]. Il a aussi publié des travaux dans le domaine des sciences physiques[1].
Il est décédé le à Leyde aux Pays-Bas à l'âge de 28 ans[2],[Note 2] de la tuberculose (maladie de poitrine[1]).
Héritage naturaliste
Johann Baptist Fischer dont l'abréviation en taxinomie végétale est F.B.Fisch ne doit pas être confondu avec son contemporain botaniste allemand Friedrich Ernst Ludwig von Fischer (1782-1854) dont l'abréviation est Fisch.
Botanique
Johann Baptist Fischer a décrit de nombreuses espèces de plantes mais celles qu'il pensait nouvelles se sont avérées être des synonymes comme Agathosma desciscens[7] synonyme d'Agathosma bifida Bartl. & H.L.Wendl., 1824.
Zoologie

Dans son Synopsis Mammalium[6], Johann Baptist Fischer a décrit un certain nombre de nouvelles espèces dont la dénomination taxinomique fait référence à son nom.
Parmi les chauves-souris, il a décrit la chauve-souris hirsute, Centronycteris maximiliani (J. Fischer, 1829), dénommée en l'honneur du prince Maximilian zu Wied-Neuwied[6] ainsi que l'oreillard gris, Plecotus austriacus (J. Fischer, 1829)[6]. Il est l'auteur de la pipistrelle de Rüppell (en), Pipistrellus rueppellii (J. Fischer, 1829), qu'il a nommé en l'honneur du naturaliste allemand Eduard Rüppell[6].

Il a décrit le semnopithèque du Nilgiri ou langur du Nilgiri, Trachypithecus johnii (J. Fischer, 1829)[6], petit singe originaire du sud ouest de l'Inde, dénommé en l'honneur du missionnaire C. S. John[6],[8].
Johann Baptist Fischer a décrit plusieurs rongeurs parmi lesquels l'Akodon azarae (J. Fischer, 1829)[6], nommé en l'honneur du naturaliste espagnol Félix de Azara[6], le hutia de Jamaïque, Geocapromys brownii (J. Fischer, 1829)[6] dénommé en l'honneur du naturaliste irlandais Patrick Browne[6] et le rat musqué de la Martinique Megalomys desmarestii (J. Fischer, 1829)[6], rongeur endémique de l'île de la Martinique aujourd'hui disparu nommé en l'honneur du zoologiste français Anselme Gaëtan Desmarest[6].
Il a également décrit le péramèle épineux, Echymipera kalubu (J. Fischer, 1829)[6], petit marsupial de Nouvelle-Guinée.

Johann Baptist Fischer a également décrit des sous-espèces de féliformes comme le Caracal caracal nubica (J. Fischer, 1829)[6] ou la genette, Genetta genetta senegalensis (J. Fischer, 1829)[6].