George Sackville Germain, d'après George Romney (1780).
Il a eu Jacob Matthias Schmutzer pour professeur de dessin et de gravure à l'académie de gravure de Vienne en 1768. Voyant qu'il est doué pour la gravure, Schmutzer organise son voyage à Londres, probablement à l'école de JG Haids avec Thomas Watson et W. Dickinson, se perfectionner sur le plan technique et artistique[1],[2]. Jacobé y rencontre notamment Richard Earlom et William Pether qui exercent sur lui une forte influence, ce qui le mène à se spécialiser dans leur technique de prédilection: la manière noire[2]. Il réalise à Londres plusieurs estampes, surtout d'après les peintures de Joshua Reynolds et George Romney[1].
Les estampes de Jacobé, montrent dès le début (1772) «une compétence technique considérable[1]», et sont selon Wurzbach «parmi les plus belles en gravure, se distinguent par leur perfection technique, ainsi que par l'esprit d'exécution[2].» Il a s'est aussi essayé à la peinture et est un très bon dessinateur: il «savait donner à ses gravures une touche de peinture, et éliminer la douceur de la manière noire par un traitement intelligent et une expression vigoureuse[2].» Il a notamment exécuté des gravures d'après celles de Rembrandt[4].
Ses estampes sont très recherchées et très rares, et de grande valeur[2].
↑ Lucien Monod, Aide-mémoire de l'amateur et du professionnel: le prix des estampes, anciennes et modernes, prix atteints dans les ventes - suites et états, biographies et bibliographies, Volumes 6, A. Morancé, (lire en ligne), p.258.
(fr) Charles Le Blanc, Manuel de l'amateur d'estampes contenant le dictionnaire des graveurs de toutes les nations, 1854-1888, t. II (Chaufourier - Melar), 1856, p.417, n. 18.