Johann Philipp Palm

libraire et éditeur allemand From Wikipedia, the free encyclopedia

Johann Philipp Palm né le à Schorndorf dans le Wurtemberg et mort fusillé le à Braunau am Inn en Autriche, est un libraire à Nuremberg. Il a publié dans sa maison d’édition le pamphlet antifrançais L’Allemagne et son humiliation profonde, pour lequel il fut condamné à mort.

Décès
Sépulture
Friedhof Braunau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Johann Philipp Palm
Mémorial à Braunau am Inn
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Friedhof Braunau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Plaque commémorative.
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Biographie

Johann Philipp Palm a grandi à Schorndorf chez son père, Johann Leonhard Palm, qui était chirurgien et percepteur. Plus tard, il apprend le métier de libraire chez son oncle, Johann Jacob Palm à Erlangen. Une fois fini son apprentissage, il est engagé en tant que commis par la librairie Stein à Nuremberg, où il se marie en 1796 avec la fille de la famille (Anna Catharina Barbara, née Stein) dans l’église Saint-Sébald. C’est ainsi qu’il devint propriétaire de la librairie Stein (fondée en 1600). Johann Philipp Palm a eu 3 enfants avec Anna Catharina Barbara, née Stein : Anna Maria (née en ), Johann Wolfgang Philipp (né le ) et Anna Sophie (née en 1800).

En mars 1806, les troupes françaises occupent Nuremberg. Trois mois plus tard, en juillet, le livre L’Allemagne et son humiliation profonde est publié par la librairie Stein. Cette œuvre de 144 pages est un appel à la résistance contre les Français et leurs alliés bavarois. Quand des officiers français trouvèrent ce document à Augsbourg, ils dénoncèrent le libraire. Le et le , la police fait des perquisitions dans la maison de Palm. Mais, à ce moment-là, Palm est parti en voyage d’affaires et s’est rendu chez son oncle à Erlangen. Comme cette ville était encore prussienne, il y était en sécurité. Malgré des avertissements, il retourna à Nuremberg. Le , lui et son avocat Dr. Rudolf Christoph Karl Sigmund Freiherr von Holzschuher furent conduits à Ansbach, auprès du commandant en chef français Jean-Baptiste Jules Bernadotte. Le , ce général envoya Palm à la forteresse de Braunau am Inn.

On lui notifia que son arrestation avait été décrétée par Napoléon le . Bien qu’il eût affirmé son innocence, il fut condamné à mort le . Le lendemain, lors de l’exécution, les deux premiers coups de feu le blessèrent sans le tuer. Il ne fut tué que par le troisième coup de feu. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas si le roi Maximilien Ier de Bavière avait tenté de gracier Palm, comme on l'a souvent supposé. Un coaccusé de Palm avait déjà été gracié par le roi. Palm cacha le nom des vrais auteurs du pamphlet jusqu’à sa mort, mais des documents mentionnent à la fois le comte Friedrich Julius Heinrich von Soden et Julius Konrad von Yelin (le propriétaire d’une librairie à Passau).


Postérité

En 1866, un monument en mémoire de Johann Philipp Palm fut construit à Braunau. À Schorndorf se trouve la Fondation Palm, une association à but non lucratif. Tous les deux ans, elle décerne le Prix Johann Philipp Palm Pour La Liberté de la Presse et d’Opinion. Les deux derniers[Quand ?] lauréats étaient le journaliste Sergej Duvanov de Kazakhstan et le journal féminin afghan Malalai. La Fondation Palm a été fondée par Dr. Maria Palm et Johann Philipp Palm (1918-2004).

La maison d’édition « Palm & Enke » à Erlangen est une lointaine descendante de la librairie. Elle s'appelle ainsi grâce à l’oncle (mentionné ci-dessus) Johann Jacob Palm (1750-1826). Son fils, Johann Ernst August Palm, hérita de la maison d’édition. De nos jours, elle n’appartient plus à la famille. Par ailleurs, la photographe Laura Maria Palm était la dernière descendante du libraire (son arrière-petite-fille, morte en 1953).

Adolf Hitler le mentionne dans son livre Mein Kampf comme étant un nationaliste endurci[1].

Palm a été le personnage central de la 15e séance des Journées de l’Histoire Contemporaine de Braunau, qui a eu lieu à la fin du mois de . Le nom du congrès était « Héros Involontaire ».

Références

Voir aussi

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