Johannes Fibiger
médecin danois
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Johannes Andreas Grib Fibiger ( à Silkeborg (Danemark) - à Copenhague) est un médecin danois.
| Recteur Université de Copenhague | |
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| - | |
Frederik Torm (en) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière des Garnisons (en) |
| Nom de naissance |
Johannes Andreas Grib Fibiger |
| Nationalité | |
| Formation | |
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| Père |
Christian Fibiger (d) |
| Mère |
Elfride Fibiger (en) |
| A travaillé pour | |
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| Maîtres | |
| Directeurs de thèse | |
| Distinctions |
Il est lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine 1926[1] décerné exceptionnellement un an plus tard[2].
Biographie
Ses ancêtres étaient des musiciens, émigrés d'Allemagne au Danemark vers 1680. Son père, Christian Fibiger, était médecin et meurt en 1873, alors que son fils Johannes n'avait que six ans. Sa mère le délaissa, et il fut élevé par son oncle, dont le fils adoptif Karl Gjellerup obtint le prix Nobel de littérature 1917[3].
Il fait ses études de médecine à l'Université de Copenhague, il est docteur en médecine en 1890 et en bactériologie en 1895.
Ses premiers travaux portent sur la diphtérie. Il s'oriente ensuite vers l'anatomie pathologique, dont il obtient la chaire en 1900. Il développe l'histopathologie au Danemark, et montre l'importance de la tuberculose bovine chez l'homme, ce qui était contesté par Robert Koch.
En 1907, il est membre du comité du cancer de l'Association médicale danoise, et nommé docteur honoris causa de la Sorbonne vers 1925-1926.
Il tombe malade lors de la cérémonie de remise de son prix Nobel de médecine, le , et meurt un mois plus tard, le , à l'âge de 60 ans, d'un cancer du côlon[3].
Prix Nobel 1926
En 1926, pour la deuxième fois consécutive, le prix Nobel de physiologie ou médecine n’est pas décerné. En 1927, deux prix sont remis, le prix Nobel de physiologie ou médecine 1927 remis à Julius Wagner-Jauregg et le prix 1926 remis exceptionnellement avec un an de retard à Johannes Fibiger[2] « pour sa découverte de Spiroptera carcinoma[1] » appelé aussi Gongylonema neoplasticum (en), un nématode auquel il attribuait un rôle dans la cancérogenèse, dans le cadre de recherches sur le cancer menées à l'Institut d'anatomie pathologique de Copenhague, dont il est le directeur.
Ultérieurement, on s'aperçut que la cause des cancers étudiés par Fibiger était en réalité une carence en vitamine A et non la présence de vers nématodes. L'étude portait sur une population de rats et Fibiger n'avait pas pris la précaution de comparer avec des échantillons témoins, ce qui constitue une flagrante erreur de méthode[4]. Son erreur a été mise au jour par le Britannique Richard Passey, puis confirmée par une équipe américaine en 1952[2].