Après avoir étudié la philosophie et la théologie au séminaire des Salésiens de Madras (Inde) pendant 7 ans[2], ce qui explique son prénom de Jean Bosco, fréquent chez les prêtres de son diocèse. Il est ordonné prêtre le et travaille à différents postes (paroisses, écoles, séminaires) dans le diocèse de Ratchaburi. En 1976-1977, il étudie à l'université catholique d'Amérique à Washington et obtient une maîtrise en philosophie; puis commence à enseigner au grand séminaire Lux Mundi pendant 8 ans[2]. En 1984, il est nommé recteur de cet établissement, le seul grand séminaire de Thaïlande, qui compte à l'poque entre 120 et 130 séminaristes, issus des 10 diocèses thaïlandais.
Le , il est nommé évêque de Ratchaburi(en)[3], en remplacement de feu Mgr Joseph Ek Thabping. Il est consacré le par le pape Jean-Paul II à Rome[4], en même temps que 6 autres évêques dont Mgr Donald Wuerl[5]. Il est chargé pendant 12 ans du dialogue œcuménique et intereligieux par la Fédération des Conférences des Évêques Asiatiques[2]. Mgr Manat explique que dans le contexte asiatique, le dialogue antireligieux est vu comme un moyen d’évangélisation - cependant s'il cela favorise la coexistence pacifique, le dialogue interreligieux ne se montre pas efficace en termes de conversions[2].
En , lors d'une visite à Manille aux Philippines, Mgr Manat entre en contact avec la Fraternité Saint-Pie X, sous l’influence de Mgr Salvador Lazo En , il rencontre le Supérieur général de cette Fraternité, Mgr Bernard Fellay. En 2001, il a visité de nombreuses chapelles de la Fraternité Saint-Pie X aux États-Unis, tout en précisant que ses contacts n'engageaient pas son diocèse[6]. Il a démissionné de son poste d'évêque de Ratchaburi le [7]