John Cleland (écrivain)
écrivain britannique
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John Cleland, né le à Kingston upon Thames et mort le dans la Cité de Westminster, est un écrivain britannique.
Kingston upon Thames, Londres
cité de Westminster, Londres
| Nom de naissance | Cleland |
|---|---|
| Naissance |
Kingston upon Thames, Londres |
| Décès |
(à 79 ans) cité de Westminster, Londres |
| Activité principale |
activité littéraire, prose, drame |
Œuvres principales
Biographie
John Cleland est né en 1709 dans une famille bourgeoise et militaire. Son père est colonel, sans fortune.
Orphelin de bonne heure, il fut consul d’Angleterre à Smyrne qu’il quitta en 1736 pour entrer au service de la Compagnie des Indes orientales à Bombay. Soudainement destitué, il quitte cette société et une fonction aisée pour des raisons mal connues ; il rentre à Londres, vit oisivement et dans un certain dénuement[1].
Londres est alors réputée pour ses multiples maisons de plaisir, les temples d'amour.
Il fait de la prison pour dettes[2]. C'est de la prison de la Fleet qu'il rédige Fanny Hill, entre et .
Sans nom d’auteur, paraît une édition de Fanny Hill, ou Memoirs of a Woman of Pleasure written by herself (Mémoires d'une fille de joie), devenu l'un des grands classiques de la littérature érotique, à Londres en 1748-1749.
Il dira aux juges qu'il souhaitait ainsi rembourser ses créanciers.
De fait, Fanny Hill connaît dès sa parution un succès considérable.
En 1750, Cleland est poursuivi en justice, avec son éditeur, pour l'immoralité de ce livre. Une version rectifiée paraît en 1750. Le président du tribunal, le comte de Granville, obtient de Cleland qu'il n'écrive plus de roman pornographique ni libertin, en échange d'une rente annuelle, confortable, de cent livres[3].
Cleland publie des pièces de théâtre. À partir de 1761, ses écrits touchent à des thèmes para-scientifiques ou linguistiques. Il tombe dans l'oubli vers 1769.
Quand il meurt, en , c’est un vieil écrivain de très grande notoriété, mais pauvre et désabusé. Fanny Hill, son œuvre principale, se lit alors encore sous le manteau.
Fanny Hill

Fanny Hill est le livre de l’immoralité jouissive et récompensée.
Les lettres de Fanny Hill, malgré leur extrême libertinage, sont une suite d’estampes qui, comme les compositions de William Hogarth, brossent un parfait tableau des mœurs anglaises du XVIIIe siècle. La vie y est présente avec un accent de vérité incontestable. Le Londres de cette époque offrait à l’amateur de femmes toutes les ressources qu’il pouvait souhaiter : des plus crapuleuses tavernes aux plus somptueux « sérails ».
Dans une préface aux Mémoires de Fanny Hill (édition de 1914), Guillaume Apollinaire déclare qu’elle est « la sœur anglaise de Manon Lescaut, mais moins malheureuse ». À la grande différence de Manon Lescaut, il n'y a guère de complicité entre Cleland et son héroïne.
La chronique minutieuse, dans une langue délicate, diffusée sous le nom de Fanny Hill éclaire le siècle et ses amusements, d’une lumière sans complaisance.
Œuvre
- Memoirs of a Woman of Pleasure, or, Fanny Hill (1749)
- Memoirs of a Woman of Pleasure, or, Fanny Hill (1750) (expurgated, legal version)
- Memoirs of a Coxcomb (1751)
- Dictionary of Love (1753)
- Titus Vespasian (1755) (unperformed play)
- The Ladies Subscription (1755) (unperformed play)
- Tombo-Chiqui, or, The American Savage (1758) (unperformed play)
- The Surprises of Love (1764)
- The Surprises of Love: Exemplified in the Romance of a Day or an Adventure in Greenwich-Park Last Easter, The Romance of a Night or a Covent-Garden-Adventure, The Romance of a Morning or The Chance of a Sport, The Romance of an Evening or Who would have thought it ? (Collection of short stories)
- The Woman of Honour (1768)
- The Illustrated Fanny Hill
- Memoirs of an Oxford Scholar
- The Memoirs of Maria Brown (Genuine Memoirs of the celebrated Miss Maria Brown)
- The Way to Things by Words, and to Words by Things[4]
- Autres écrits philologiques, poétiques, traductions, revues périodiques & lettres.
En 1969 a été publié Molly Hill. Memoirs of The Sister of Fanny Hill, l'auteur serait peut-être John Cleland. Le langage est celui du 17ème siècle, mais cela peut constituer une imitation[5].
Traductions françaises
- Mémoires d'un libertin, Compact Library, 1965, 190 p.
- Fanny Hill, la fille de joie, Actes Sud, (roman)
- Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir, Paris, La Différence, coll. « Minos », 2006