John Clerc est né le à Môtiers, fils d'Antoine François, mécanicien, et d'Adèle Louise Henninger[1]. Il est d'abord précepteur en Allemagne, puis enseigne à Saint-Imier, dans le canton de Berne, puis à Neuchâtel[2],[3]. Membre du Parti radical-démocratique, il siège au Grand Conseil neuchâtelois, représentant le district du Locle[2]. En 1886, il succède à Albert-Louis Roulet au Conseil d'État et y siège jusqu'à sa mort en 1898[2]. Il y est responsable du Département de l'instruction publique et des cultes[2] et fait notamment adopter une loi sur l'enseignement primaire en 1889[4]. Il réorganise également l'enseignement supérieur, préside à la création d'un Musée scolaire et à la fondation d'une Société académique[4]. Il préside le Conseil d'État en 1890 et en 1896[3]. En 1893, il est envoyé à Chicago par le Conseil fédéral comme délégué à l'Exposition universelle[3],[4]. Il est président de la Société neuchâteloise d'utilité publique[5].
Œuvres
Marguerite: nouvelle historique, Paris: Sandoz et Fischbacher, 1876.
Alexis-Marie Piaget d'après sa correspondance et la République neuchâteloise de 1848 à 1858: histoire documentaire complète jusqu'au Traité de Paris et à la promulgation de la seconde Constitution neuchâteloise, co-écrit avec Aimé Humbert, Neuchâtel: Attinger, 1895.
L'école populaire suisse: son rôle actuel au point de vue hygiénique, moral, économique et social, Lausanne: F. Payot, 1896.
Références
↑Georges de Montmollin, «Clerc John Auguste», sur www.montmollin.ch (consulté le ).