John Evan Turner
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John Evan Turner, né le à Liverpool et mort en 1947 dans la même ville, est un philosophe idéaliste ainsi qu'un écrivain gallois.
John Turner naît le à Liverpool de parents gallois. Il obtient un Bachelor of Arts ainsi qu'un Master of Arts de l'Université de Liverpool. À partir de 1919, il fait cours de philosophie au Service de la Formation Continue. Il obtient un doctorat en philosophie en 1926 de l'Université de Liverpool et enseigne à l'Université jusqu'à sa retraite en 1941.
En 1919, il rédige un ouvrage développant une critique des idées philosophiques de William James. Sa thèse de doctorat, A Theory of Direct Realism and the Relation of Realism to Idealism, paraît en 1925[1]. Dans sa thèse, il affirme que la position de Georg Wilhelm Friedrich Hegel ne s'oppose pas au réalisme et est compatible avec "le plus réaliste des réalismes modernes, dans la mesure où ceux-ci portent sur l'existence indépendante de l'univers physique perçu."
John Turner est autodidacte, il ne reçut aucun Bachelor of Arts. Il développa sa pensée tandis qu'il travaillait dans l'entreprise de son père. Il épousa Winifred Roberts en 1903. De cette union naissent deux enfants. Winifred Roberts décède en 1921. En 1930, John Turner s'unit à Gladys Baddelly.
Philosophie
John Turner défend une forme de monisme idéaliste, étant influencé par Hegel. Il est également décrit comme un partisan du "théisme personnaliste"[2]. John Turner est théiste et développe sa philosophie idéaliste dans des ouvrages tel que Personality and Reality, paru en 1926 et The Nature of Deity, paru en 1927. Il plaide en faveur de l'existence d'un esprit omnipotent, un "soi suprême" dans l'univers[3]. Dans son ouvrage The Nature of Deity, paru en 1927, il use d'arguments cosmologiques et téléologiques comme une preuve du Soi Suprême[4],[5]. Le philosophe John Stuart Mackenzie commente que John Turner est "l'un des plus remarquables des rares écrivains restants qui perpétuent la tradition idéaliste hégélienne." mais remarque qu'il est douteux que John Turner peut fournir la preuve du Soi Suprême et que ses propos sont évocateurs plutôt que concluants[3].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « John Evan Turner » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) William Mander, British Idealism : A History [« L'idéalisme britannique : une histoire »], Oxford University Press, , 626 p. (ISBN 978-0-19-955929-9)
- ↑ (en) William Fulton, Nature and God : An Introduction to Theistic Studies, with Special Reference to the Relations of Science and Religion [« Nature et Dieu : Introduction aux études théistes, avec une référence particulière aux relations entre science et religion »], Édimbourg, , 294 p.
- 1 2 (en) John Stuart Mackenzie, « Personality and Reality: A Proof of the Reality of a Supreme Self in the Universe By J. E. Turner », Philosophy, , p. 516-517
- ↑ (en) William George de Burgh, « Reviewed Work: The Nature of Deity: A Sequel to "Personality and Reality" by J. E. Turner », Philosophy, , p. 392-395
- ↑ (en) Eugene Lyman, « Reviewed Work: The Nature of Deity by J. E. Turner », Philosophy, , p. 403-407