La famille déménage à Halifax en 1870, où le père ouvre une boutique d'orfèvre; le fils quitte l'école à l'âge de neuf ans pour aider son père[1]. La famille revient à Windsor en 1877, où père et fils pratiquent le métier d'horloger[1]. Tous deux se rendent en 1882 au Colorado et au Nouveau-Mexique, où le fils enseigne durant deux ans[1]. Le fils revient ensuite fonder la bijouterie Herbin Jewellers à Wolfville, qui existe toujours[1].
Vraisemblablement inspiré par sa mère, il se donne pour «mission» de «préserver, pour les intéressés, le nom et la mémoire de [son] peuple, [celui des] Acadiens, terriblement lésés»[1]. Il publie des poèmes et de la prose dès ses études à l'Université Acadia[1]. Il publie en 1891Canada, and other poems, son premier recueil de poésie; cette œuvre est marquée par le nationalisme acadien[1]. La même année, William Bliss Carman publie certains de ses textes dans l'Independent de New York[1].