John Henry Twachtman
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John Henry Twachtman |
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Martha Scudder Twachtman (d) |
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John Henry Twachtman né le à Cincinnati (Ohio) et mort le à Gloucester (Massachusetts), est un peintre impressionniste américain. Il était membre des Ten American Painters.
Il est fils d'immigrants allemands et suit sa première formation artistique à l'Ohio Mechanics Institute.
En 1871, il s'inscrit à la McMicken School of Design où il étudie avec Frank Duveneck, qui vient de rentrer de plusieurs années de travail à Munich. Sur ses conseils, il se rend à Munich et s'inscrit en 1875 à l'Académie royale des beaux-arts. Il y acquiert facilement des compétences en matière de modelage de formes, de tonalités sombres et de bravoure au pinceau[1].
Fort de ces compétences, il part pour Venise, cherchant à les appliquer à la lumière et à l'air ambiant de la ville.
En 1883, il se rend à Paris pour étudier à l'Académie Julian et subit de violentes réactions contre sa formation brunâtre de Munich. Il s'initie à l'eau-forte puis suit les cours d'art plastique à l'académie Julian à Paris de 1883 à 1885.
Profondément impressionné par la peinture de Whistler et des impressionnistes, et encouragé par Theodore Robinson et Childe Hassam, il s'oriente vers une palette plus claire et une simplification des formes plus abstraite[1].
Jusqu'en 1886, il fait de fréquents séjours à Arques-la-Bataille une ville située à six kilomètres au sud-est de Dieppe, en Normandie, où la Béthune et deux autres ruisseaux se rejoignent pour former la rivière Arques. La plupart de ses eaux-fortes s'inspirent de ce lieu[2].
En 1887, il retourne aux États-Unis, s'installe dans le Connecticut dans une vieille ferme entourée de dix-sept acres à Cos Cob. Il y est à proximité de son collègue et ami le plus intime, Julian Alden Weir, qui vient de s'y installer. A ses côtés, il expose ses toiles puis s'investit beaucoup dans une association locale d'artistes.
Il enseigne la peinture de 1889 à 1902 à la Art Students League of New York[1].
Au cours des années 1890, il achète une ferme de dix-sept acres près de Greenwich, dans le Connecticut. Il y installe son atelier et commence à explorer le terrain, à la recherche de nouveaux sujets. Il représente dans un tableau conservé à Minneapolis la passerelle blanche au dessus d'un ruisseau qui traverse la propriété. On y voit l'influence de l'art japonais qu'il admire[3].
En 1893, il reçoit la médaille d'or de peinture à l'Exposition universelle de 1893 et expose ses tableaux dans une galerie new-yorkaise aux côtés de toiles signées Claude Monet. Pourtant, il ne parvient pas au succès commercial et devient de plus découragé. Des difficultés domestiques l'amène également à se séparer de sa femme et de ses enfants.
En 1900, il est amené à orienter ses efforts dans une autre direction. Gloucester lui offre un sujet nouveau. Sur le front de mer du village de pêcheurs de la Nouvelle-Angleterre, il s'éloigne de la dissolution des formes observée dans ses peintures de Cos Cob pour se tourner vers un rendu beaucoup plus objectif d'un sujet concret.
En , une rupture de l'appendice mit prématurément fin à ses jours à Gloucester[1].