John Michaux

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Naissance
Décès
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IxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
John Michaux
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Lieu de travail

John Michaux, né à Anvers le et mort à Ixelles le , est un peintre belge.

Famille

John (Antonius) Michaux, né à Anvers le , est le fils de Carolus Josephus Michaux (1854), pêcheur, et d'Anna Maria Van Goethem (1854), mariés trois ans après sa naissance, à Anvers le . John Michaux épouse Maria Roberts-Jones[1].

Formation

John Michaux est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, puis à l'Institut supérieur des beaux-arts d'Anvers, où Frans Hens est l'un de ses professeurs[2].

Carrière

John Michaux commence à exposer au Salon d'Anvers de 1908, où il envoie un Effet de neige. Il est ensuite présent à l'exposition du cercle L'Art Contemporain (Kunst van Heden) de 1909, puis au cercle Le Sillon, dont il est membre, en 1910[3].

Avant la Première Guerre mondiale, John Michaux réside à Nieuport. Une grande partie de son œuvre y est détruite en raison des bombardements. Au cours de la guerre, il s'exile en Grande-Bretagne, à Londres, Bexhill-on-Sea et Newlyn. Pendant l'entre-deux-guerres, il vit à Berchem. Il est professeur à l'Université coloniale de Belgique à Anvers[4].

John Michaux devient membre de la Société belge des peintres de la mer, qui organise, à partir de 1932, des salons annuels destinés à promouvoir la vie maritime et à diffuser les œuvres des artistes contemporains en rapport avec les thèmes du monde de la mer, et auxquels John Michaux participe régulièrement jusqu'en 1956[5]. En 1949 et 1952, il envoie ses œuvres lors des deux dernières expositions du cercle Als ik Kan[6].

Le , Michaux meurt à l'âge de 81 ans rue Émile Claus no 50 à Ixelles[4].

Œuvre

Caractéristiques

Son champ pictural couvre essentiellement les paysages le long des rives de l'Escaut et en Campine, les marines réalisées en Mer du Nord, et les natures mortes. Issu d'une famille de pêcheurs, il est considéré comme leur chantre. Sa facture est ample et large s'exprimant dans des compositions mouvementées. En 1910, lorsqu'il expose au cercle Le Sillon, la critique du Petit Bleu du matin souligne sa personnalité marquante et apprécie la grandeur de son Chenal, dont le ciel et l'eau sont empreints de luminosité délicates, tandis que son Canal de Furnes exprime excellement son aspect pittoresque[7].

Réception critique

En , lorsque John Michaux bénéficie d'une exposition personnelle au cercle artistique d'Anvers, le critique du quotidien La Métropole écrit :

« John Michaux peint facilement, joyeusement. Il hérita de la joie un peu matérielle, mais saine des impressionnistes, mais il n'a pas comme ces derniers le souci de reproduire fidèlement un moment fugitif de l'atmosphère : trop d'attention le lasse et il préfère se laisser guider par quelque caprice de sa main. Ainsi, trouvons nous des vermillons et des vert Véronèse, qui ne sont ni dans la nature, ni dans l'âme de l'artiste qui sont là que pour amuser notre œil. John Michaux, dans cet état d'esprit, improvise des prairies, colore ses feuillages et bariole ses grands ciels fulgurants. […] Nous attendons beaucoup du talent jeune de John Michaux et nous voudrions que la phrase soit aussi harmonieuse que possible qui chante ses hymnes de joie. John Michaux nous dit fortement la vie ample et fraîche du plein air ; il nus fait respirer l'air sain qui caressa l'eau et fit gonfler les voiles ; que ce soit de soleil ou de neige, il habille tout de clarté[8]. »

Collections muséales

Honneurs

Références

Voir aussi

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