John Peckham
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John Peckham (ou Jean Peccham) (v. 1230 – ), franciscain, était un maître en théologie d’Oxford et de Paris, disciple de Bonaventure et archevêque de Cantorbéry de 1279 à 1292.

Natif du Sussex, éduqué au prieuré de Lewes, devenu frère franciscain vers 1250, il a étudié à Paris sous Bonaventure de Bagnorea. En 1270, il succéda à Eustache d'Arras comme maître franciscain à la faculté de théologie de Paris. Son enseignement fut en conflit avec celui de saint Thomas d'Aquin, avec qui il débattit en deux occasions sur "l'Éternité du monde". Reconnu comme un théologien conservateur, il s'opposa au point de vue de Thomas d'Aquin sur la nature de l'âme et s'attacha à des travaux théologiques sur les miracles et la nature, comme les stigmates de saint François ou l'épilepsie[1]. Peckham étudia aussi l'optique et l'astronomie, et ses études sur ces sujets furent influencées par Roger Bacon.
Autour de 1270, il retourna en Angleterre, où il enseigna à l'université d'Oxford, et fut élu provincial franciscain d'Angleterre en 1275. Après un bref séjour à Rome, il fut nommé archevêque de Cantorbéry en 1279. Son ministère comme archevêque fut marquée par ses efforts pour améliorer la discipline du clergé. Le cumul des charges ecclésiastiques était un des abus qu'il combattit.
Il entra en conflit avec les Dominicains, à qui il reprocha de trop fonder leur enseignement sur la philosophie, dont le rôle devait rester selon lui subalterne à la théologie[2].
Il servit le roi Édouard Ier d'Angleterre au Pays de Galles, où il se forma une basse opinion des Gallois et de la loi. Avant et pendant son mandat d'archevêque, il écrivit des ouvrages d'optique, de philosophie, et théologie, ainsi que des hymnes. De nombreux manuscrits issus de ses travaux sont aujourd'hui conservés.
À sa mort, son corps fut enterré dans la cathédrale de Cantorbéry, mais son cœur fut donné aux Franciscains.