John Shirley Wood
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| John Shirley Wood | ||
| Naissance | Monticello Arkansas |
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| Décès | (à 78 ans) Reno (Nevada) |
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| Origine | Américain | |
| Allégeance | ||
| Arme | United States Army | |
| Grade | Major-général | |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
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| Faits d'armes | Libération de Rennes Libération de Nancy Libération de Troyes |
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| Hommages | square à Rennes | |
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John Shirley Wood (né le à Monticello dans l'Arkansas et mort le à Reno dans le Nevada) est un militaire américain qui fut major-général de l'armée des États-Unis.
Il participe à la Première et la Seconde Guerre mondiale où à la tête de la 4e division blindée américaine il participe à la libération de plusieurs villes en France dont celles de Rennes et de Nancy.
John S. Wood est considéré comme un proche du général George Patton, sous les ordres duquel il servira, et avec lequel il discute tactique et stratégie militaires.
À l'université de l’Arkansas, où il est capitaine de l’équipe de football américain, John Shirley Wood fait de brillantes études de chimie.
En 1908, il entre à l’Académie militaire de West Point, où il brille particulièrement dans le domaine des sciences. Il est d'ailleurs surnommé "le Professeur" par ses camarades.
En 1912, il sort sous-lieutenant de l’École militaire et est affecté dans l’artillerie.
En 1917, il est envoyé en France comme commandant de l’artillerie de la 3e Division américaine. Il se trouve à Château-Thierry, puis à Langres (Haute-Marne), à l'école d’État-Major en compagnie de son ami le futur Général George S. Patton, école d'état major que les Français et Britanniques avaient organisée pour leurs collègues américains.
Devenu ensuite officier d'état-major au sein de la 90e Division, à Saint-Mihiel (Meuse), John S. Wood, en , peu de temps avant l’armistice, rejoint les États-Unis pour être nommé chef du 4e Bureau de la 18e Division qui est en cours de formation.
De 1929 à 1932, il revient en France pour suivre des cours à l’École supérieure de guerre à Paris, il fait alors un stage au 35e Régiment d’artillerie à Vannes, ville qu'il libèrera quinze ans plus tard.
En 1939, le lieutenant-colonel John S. Wood est chef d’État-Major de la 3e Armée à Atlanta. À la suite de l'attaque japonaise de la base navale américaine de Pearl Harbor, le , les États-Unis entrent dans le conflit de la Seconde Guerre mondiale.
En 1942, il commande la 4e division blindée américaine qui est en train de se former dans l’État de New York.
En 1943, les troupes américaines sont transférées en Angleterre.
Le , le débarquement des Alliés en Normandie vient de commencer. La 4e division blindée de Wood, intégrée à la 3e armée du général Patton, débarque du 14 au , sur les plages d'Utah et d'Omaha. Elle comprend 11 000 hommes et 263 tanks répartis en 3 bataillons de chars, 3 bataillons d'infanterie motorisée, 3 bataillons d'artillerie blindée, un bataillon du génie, un escadron de reconnaissance, un bataillon médical, un bataillon de maintenance, un bataillon de transmission, police militaire,
Le , les américains déclenchent l'opération Cobra pour enfin percer les lignes allemandes et s'engouffrer plus a l'Est , la 3e Armée avec en tête la 4e Division blindée du général Wood, déploie son savoir faire tactique son agressivité et son ultra mobilité pour lesquels elle s'est durement entrainée depuis 1942. Après avoir libéré Coutances le , elle s'empare d’Avranches le lendemain. Le général Patton donne alors l’ordre de foncer sur Rennes. La journée du lendemain les troupes franchissent Antrain, puis Saint-Aubin-d'Aubigné.
Arrivés, le même jour, à l’entrée nord de Rennes, à Maison-Blanche, dans le sud-est de la commune de Saint-Grégoire et malgré les avertissements donnés par des habitants, les chars américains se heurtent aux canons de 88 mm d'une batterie mixte allemande, située au nord de la ferme des Fontenelles. La 4e D.B. perd plusieurs dizaines d’hommes dans le combat. Le un combat a lieu dans le secteur des Gantelles. Une douzaine de ses chars est anéantie.
Le , le 13e régiment d'infanterie détaché de la 8e division fait son entrée, sans coup férir, dans une ville de Rennes que l’arrière-garde allemande a fortement endommagée la nuit précédente, faisant sauter un certain nombre d’immeubles importants et surtout les principaux ponts sur la Vilaine.
Les troupes vont ensuite libérer, Vannes, Auray, Hennebont et Nantes avant de foncer vers l’est en passant par Orléans qu'elle libère le 16 aout, puis Sens le 21, Montargis, Troyes le 25 aout, ou elle se trouve être la division allié la plus à l'Est puis participe à l'encerclement de Nancy en septembre 1944.
John S. Wood est père de deux enfants dont l'un, John S. Wood Jr. sorti également de West Point, va traverser les lignes allemandes en Normandie pour servir d'officier de liaison auprès de la Résistance, dans le Morbihan, en particulier dans la région de Vannes, Auray et Quiberon.
Le général Wood est considéré comme le Rommel des forces blindées américaines, il est craint des Allemands qui le surnomme « Tiger Jack » (Jack le Tigre, Jack étant le diminutif de John).
Le 3 décembre 1944, il est limogé de son commandement car il ne s'entend pas avec son chef de corps, le général Manton S Eddy sa division qui est la première à recevoir la décoration suprême, la « Presidential Unit Citation » et va superviser aux États-Unis la création de nouvelles unités blindées.
Après la Seconde Guerre mondiale, de 1946 à 1952, il effectue en Allemagne et en Autriche de nombreuses missions pour le compte des Comités internationaux de réfugiés.
Il participe ensuite à la reconstruction de la Corée d'après guerre et exerce différentes missions à Tokyo et à Genève.