Hennebont

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Hennebont
Hennebont
La promenade des remparts.
Blason de Hennebont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Charles Brunet
2026-2032
Code postal 56700
Code commune 56083
Démographie
Gentilé Hennebontais
Population
municipale
15 910 hab. (2023 en évolution de +1,48 % par rapport à 2017)
Densité 857 hab./km2
Population
unité urbaine
22 408 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 48′ nord, 3° 17′ ouest
Altitude m
Min. 0 m
Max. 82 m
Superficie 18,57 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Hennebont
(ville-centre)
Aire d'attraction Lorient
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hennebont
(bureau centralisateur)
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Hennebont
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Hennebont
Liens
Site web www.hennebont.bzh

Hennebont [ɛnbɔ̃] est une commune française de 16 062 habitants (Insee 2021). Elle est située en Bretagne dans l'ouest du Morbihan, en aval du fleuve côtier le Blavet. Ses habitants sont appelés les Hennebontais et Hennebontaises. La commune est chef-lieu du canton d'Hennebont. Elle fait partie de l'arrondissement de Lorient, du Pays de Lorient, du syndicat mixte de la Vallée du Blavet[1] et de Lorient Agglomération avec 24 autres communes.

Situation géographique

carte de la commune de Hennebont

Hennebont se situe en Bretagne, dans le sud-ouest du département du Morbihan, à 10 km de Lorient et 45 km de Vannes, les deux principales villes du Morbihan. Son territoire de 1 857 hectares est traversé par un fleuve côtier, le Blavet.

Hennebont est qualifiée de « Porte du Blavet » du fait de sa situation géographique. Par son implantation en fond de ria, la commune assurait la liaison entre le littoral et l'intérieur des terres. Hennebont marque la limite entre la partie maritime et la partie fluviale du Blavet.

Au sud, l'embouchure du fleuve rejoint l’océan au niveau de la rade de Lorient. Ses eaux s'y mêlent ainsi à celles du Scorff et de l’Atlantique. Le littoral se situe à une douzaine de kilomètres (Port-Louis).

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Caudan, Inzinzac-Lochrist, Kervignac, Lanester et Languidic.

Communes limitrophes d’Hennebont
Inzinzac-Lochrist
Caudan Hennebont Languidic
Lanester Kervignac

Relief et hydrographie

Hennebont est la ville la plus en aval de la vallée du Blavet. De là débute le chemin de halage qui longe le fleuve côtier vers le nord sur 58 kilomètres. Celui-ci permet de rallier le canal de Nantes à Brest via Pontivy. Hennebont est le départ d'une voie verte qui permet de traverser la Bretagne du sud au nord et rejoindre la ville de Morlaix.

Sur la rive droite du Blavet se trouve le bois du Hingair, et sur la rive gauche les bois du Duc, du Talhouët et celui de Locoyarne.

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Blavet, le Kergonan, le Kerollin et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].

Le Blavet, d'une longueur de 149 km, prend sa source dans la commune de Bourbriac et se jette dans le canal de Nantes à Brest en limite de Plélauff et de Gouarec, après avoir traversé 31 communes[3].

Le Kergonan, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune de Calan et se jette dans le Blavet sur la commune, après avoir traversé cinq communes[4].

Le Kerollin, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Calan et se jette dans le Blavet sur la commune, après avoir traversé quatre communes[5].

Géologie

Distance des grandes villes françaises

Ville Toulouse Bordeaux Strasbourg Lille Marseille Nantes Lyon Brest Paris
Distance

Orientation

744 km

(S-E)

506 km

(S-E)

967 km

(E)

708 km

(N-E)

1 144 km

(S-E)

160 km

(S-E)

874 km

(S-E)

139 km

(N-O)

489 km

(N-E)

La communauté d'agglomération Cap L'Orient.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 942 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quéven à 10 km à vol d'oiseau[12], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 943,3 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,1 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Hennebont est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Hennebont[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 32,1 % 603
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 4,9 % 93
Équipements sportifs et de loisirs 1,9 % 35
Terres arables hors périmètres d'irrigation 4,8 % 90
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 2,1 % 40
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 28,0 % 526
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 4,6 % 86
Forêts de feuillus 17,0 % 320
Forêts de conifères 0,5 % 10
Forêts mélangées 3,1 % 59
Estuaires 0,05 % 1
Source : Corine Land Cover[20]

Morphologie urbaine

Dans le cadre de la mise en œuvre de l'« Aire de valorisation du patrimoine » de ville d'Hennebont en cours de réalisation, le diagnostic[21] a permis d'identifier plusieurs pôles d'occupations.

Le centre-ville, rive gauche

Le centre-ville s'est développé autour de la Ville-Close et ses remparts. Il est organisé autour de deux places, la place Maréchal Foch et la place du Général de Gaulle, et un axe reliant le parc botanique de Kerbihan, la Basilique Notre-Dame-de-Paradis et le Blavet. Les constructions résultent de l'ancienne ville partiellement détruite en 1944 et de la Reconstruction.

Au-delà du centre-ville historique se sont développés des quartiers liés à l'activité des Forges d'Hennebont (Talhouët, Saint-Piaux).

Depuis la guerre l'extension urbaine est soutenue, sous forme pavillonnaire comme aux Haras, au Quimpéro, à Kerpotence, à Kerliven ou à Kerlano, ou sous forme de grands ensembles : Kerhiouais, La Grange, Kergohic, Kennedy, etc. Une partie est classée prioritaire avec 1 400 habitants en 2020[22].

Le quartier "ZAC Centre" situé en lisière du parc botanique en prolongement du centre-ville historique est sorti de terre dans les années 2000-2010. Les travaux de la première phase de l'Écoquartier du Quimpéro ont débuté en 2017.

Vieille Ville, rive droite

La Rive droite du Blavet s'est développée à partir de la motte féodale qui surplombe le fleuve et fait face au centre-ville. On retrouve des quartiers anciens denses comme la Vieille-ville, le village de Saint-Caradec ou Kerroc'h.

Porte d'entrée de la ville d'Hennebont depuis Lorient, l'attractivité de l'agglomération voisine s'est traduite par la construction d'un ensemble de lotissements et de collectifs à Kerlivio entre les Routes de Lorient et de Plouay.

La présence d'une Gare SNCF a engendré entre le nord de la voie ferrée et la Route de Lorient un quartier mêlant commerces et habitat.

Depuis les années 1990 des projets d'urbanisation ont été réalisés autour de la Route de Plouay, sur le coteau de Saint-Caradec et à Kerroc'h. Un projet de requalification et d'extension du quartier de la Gare et de l'entrée de ville Route de Lorient est en cours d'élaboration. Un Centre international de compétition de formation et d'entrainement de tennis de table doit s'y installer en 2020[23].

Langroix, les villages

Bien que situé à Hennebont, le quartier de Langroix s'intègre au pôle urbain de Lochrist, essentiellement situé sur la commune d'Inzinzac-Lochrist. Le Blavet sert de limite naturelle entre les deux espaces. Ce pôle urbain a prospéré grâce à l'activité des Forges d'Hennebont installées à Lochrist durant près d'un siècle (de 1860 à 1966). Cet espace, ébranlé par la fermeture de l'usine[24], a trouvé un nouveau souffle. Un programme d'habitat et l'installation d'activités nautiques à Lochrist contribuent aujourd'hui à son développement.

Le village de Saint-Gilles historiquement a été fondé autour de son église ; depuis la seconde partie du XXe siècle il s'est étendu sous forme pavillonnaire. Hennebont compte également d'autres villages anciens : Locoyarn, Kerroc'h (à cheval sur la commune de Caudan) et Saint-Antoine (à cheval sur la commune de Kervignac).

Hameaux à l'écart de l'urbanisation

L'urbanisation autour de certains hameaux est restée limitée :

  • dans la "vallée des Manoirs" : Kerlégan, le Vizel ;
  • dans le secteur du Hingair : Kermario, Manelcuff, Villeneuve-Saint-Caradec, Kerlemhouarn ;
  • à proximité du Blavet : la Bergerie, Coët-er-Ver ;
  • autour de Kerpotence et Saint-Gilles : Pen-er-Prat, Saint-Germain, le Bouëtiez ;
  • Stang-er-Gat, au sud de la commune près de Locoyarn.

En entrée de ville côté Lorient, le lotissement de Kergomo s'est développé à l'écart de l'urbanisation.

Le croissant d'activités

Les zones d’activités d’Hennebont comptent parmi les vingt plus importantes en surface dans le Pays de Lorient. La surface cumulée totale des zones d’activités de la commune est passée de 69 ha en 2006 à 82 ha en 2016[25]. Le croissant d'activités regroupe des zones qui s'étendent de Kergroix à Kerandré.

Trois zones principales, 925 emplois (estimation Audélor 2014) :

  • la ZA de Kerandré (34,2 ha) ;
  • la ZA du Ty Mor (12,4 ha), théoriquement spécialisée dans le secteur nautique ;
  • la ZAC du Parco (43,5 ha).

Trois zones se démarquent par leur vocation commerciale. Elles cumulent 510 emplois (estimation Audélor 2014) :

  • la zone de la Gardeloupe (12,5 ha) ;
  • la ZA du Quimpéro (2 ha) ;
  • Kergoix (3,7 ha).

Voies de communication et transports

Hennebont est un nœud routier important où convergent les routes vers Vannes et Nantes. Dans l'autre sens vers Lorient et Quimper (voie express, route nationale 165), Rennes (voie express, route nationale 24), Roscoff, Quiberon et Port-Louis.

La ligne de chemin de fer Paris-Quimper traverse la commune au sud de la ville, la desserte TGV se faisant via la gare de Lorient.

Réseau BreizhGo

Ligne17Pontivy ↔ Hennebont ↔ Lorient

Réseau CTRL

Ligne32Languidic - Place Guillerme ↔ Hennebont - Gare SNCF
Ligne34Languidic - Tréauray ↔ Hennebont - Gare SNCF
Ligne41EInzinzac-Lochrist - Mané Bihan ↔ Hennebont ↔ Lorient - Lycées
Ligne51Inzinzac-Lochrist - Mané Bihan ↔ Hennebont ↔ Port-Louis - La Pointe (Ligne estivale, en été uniquement)
LigneT5Lorient La Base - Cité de la voile ↔ Inzinzac-Lochrist ↔ Lorient - Mané Bihan (Remplace la ligne 14)

Horaires des lignes sur le site de la CTRL

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Hanebont en 1114

Il s'agit d'un composé brittonique formé des éléments Hen- « vieux, ancien » (celtique *seno-) et -bont forme mutée de pont « pont »[26],[27].

C'est en effet à Hennebont que fut construit le premier pont permettant de traverser le Blavet et ce fait explique le développement de la ville.

Henbont en breton.

L'adjectif Hen sera supplanté dès le XIe siècle par kozh, ce qui veut dire que les noms qui le contiennent sont très anciens, remontant au haut Moyen Âge.

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Le territoire de la commune est fréquenté depuis le néolithique. Sur le site de Polvern[Note 5], un éperon rocheux dominant le Blavet, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour des haches polies datées du Néolithique. D'autre part, ces mêmes fouilles ont mis en évidence l'occupation du site, situé en territoire vénète, du IIe siècle av. J.-C. au Ier siècle apr. J.-C.[28].

Moyen Âge

Hennebont et Jeanne de Flandre.
Le siège d'Hennebont en 1342.

À partir du Ve siècle, les Bretons chassés de Grande-Bretagne par les Saxons s'installent sur les côtes d'Armorique. Guidés par leurs chefs militaires et religieux (les 1000 saints de Bretagne), ils créent des implantations et donnent des noms bretons aux lieux investis. À Henbont (vieux pont), ils s'installent à Saint Caradec ou ce saint est encore honoré par sa chapelle. À l'époque médiévale, les seigneurs d'Hennebont maîtres du Kemenet-Héboé établissent une motte féodale sur l'éperon rocheux au-dessus de ce qui deviendra, entre 1200 et 1264, par la volonté d'Henri d'Hennebont, la paroisse de Saint-Caradec-Hennebont, village de la rive droite, prédécesseur de la future ville d'Hennebont. La création de cette dernière par le duc de Bretagne, signa l'achèvement de l'absorption et du démantèlement de l'antique Kemenet-Héboé. Une situation stratégique qui permet de contrôler le passage étroit de la rivière.

Au milieu du XIIIe siècle, le duc de Bretagne Jean Le Roux (1237-1286) démantèle la motte féodale des seigneurs d'Hennebont et entreprend la construction des fortifications sur la rive gauche du Blavet, la ville close. Hennebont devient très vite une place forte importante du duché de Bretagne, ce qui lui vaudra de nombreux sièges durant cette époque.

L'histoire a surtout retenu le siège de 1342, pendant la guerre de succession du duché de Bretagne qui opposa les partisans de Charles de Blois à ceux de Jean de Montfort, les deux prétendants à la succession du duc Jean III. Charles de Blois assiège les remparts de la ville. En l'absence de son mari Jean de Montfort, prisonnier des Français, Jeanne de Flandre organise victorieusement la résistance et vient se réfugier derrière les murs d'Hennebont. La place forte, sur le point de se rendre, est délivrée in-extrémis par la flotte anglaise venu au secours des assiégés après avoir remonté le cours du Blavet. Lors de ce siège, Jeanne de Flandre y gagnera son surnom de Jeanne la Flamme pour son intrépidité au combat.

Quelques décennies plus tard, Du Guesclin assiégea aussi la place forte et passera la garnison anglaise au fil de l'épée après l'avoir prise. Le prince de Dombes, durant les guerres de la Ligue, l'assiégea également victorieusement.

Époque moderne

Le XVIe siècle

La ville close d'Hennebont vers 1600 par Heudier.
La maison du Sénéchal, une construction urbaine typique du XVIe siècle. Avant l'incendie qui ravagea une grande partie du centre historique le 7 août 1944, il existait plusieurs maisons de ce type dans la ville.

Le XVIe siècle est marqué par la paix et la prospérité pour l'ensemble de la région, sauf pendant les Guerres de la Ligue. C'est au cours de ce siècle que la basilique Notre-Dame-du-Paradis est bâtie à l'initiative du maréchal-ferrant François Michart et avec l'aide de la population.

Le XVIIe siècle

Dans le cadre des Guerres de la Ligue, le , René d'Arradon accueille en sa ville de Vannes les troupes espagnoles débarquées à Saint-Nazaire. Le , celui-ci entreprend le siège d'Hennebont avec sa compagnie de gens d'armes et trois cents arquebusiers, soutenus par ces troupes espagnoles. Hennebont capitule le [29]. Jusqu'aux XVIIe et XVIIIe siècles, la région vit essentiellement du commerce maritime et agricole. La commune compte alors entre 1 500 et 2 000 habitants.

Le XVIIIe siècle

La ville perd son rôle de place forte militaire au XVIIIe siècle. Elle n'est plus un lieu de garnison mais une ville-étape pour les troupes. La hiérarchie militaire se trouve à Lorient et à Port-Louis.

Hennebont est aussi une ville commerçante et administrative de taille moyenne. Si, en 1666, la fondation de Lorient sonne le glas de sa primauté, Hennebont n'en reste pas moins, tout au long du siècle, une ville d'une grande vitalité. Les blés sauvent l'économie locale et Hennebont restera un des plus importants ports blattier de la côte sud (commerce des céréales). Les hôtels particuliers de cette époque témoignent de cette prospérité. La prépondérance administrative et judiciaire de la sénéchaussée hennebontaise décline cependant au profit de Lorient, où s'installe la Compagnie des Indes au milieu du XVIIIe siècle.

La paroisse de Saint-Caradec-Hennebont

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Caradec-Hennebont en 1778 :

« Saint-Caradec-Hennebon : paroisse séparée de la ville de Hennebon par la rivière de Blavet. On y compte 2 200 communiants[Note 6] : la cure est à l'alternative. Le territoire produit du grain et du foin[30]. »

Il précise aussi qu'il s'y tient deux foires chaque année et qu'il s'y vend « une grande quantité de bestiaux ».

Révolution française

Hennebont fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Le XIXe siècle

L'église et la place du marché vers 1850.

En une grave émeute se produisit à Hennebont : « K'émeue d'Hennebont, au sujet des grains, a eu pendant quelques moments un caractère des plus inquiétants avant l'arrivée des autorités et des secours demandés à Lorient.Une foule, compose des habitants pauvres de la basse ville, et dans le dernier état d'exaspération [face à la cherté des grains] faiszit entendre contre les habitznts les plus honorables qui se livrent au commerce des grains, les menaces les plus alarmantes. Elle voulait tout mettre à feu et à sang. Maîtres de la ville pendant un moment, les émeutiers avaient même commencé à réaliser leurs menaces ». Ils brisèrent à coup de pierres les portes et fenêtres de la maison du maire et celle d'un voisin, aindi que celle d'un négociant. L'ancien couvent des Ursulines, habité par un autre négociant, Roy, fut prise d'assaut et saccagée. Il fallut l'intervention des troupes venues de Lorient pour que finalement force reste à la loi[31].

En 1857, les Haras nationaux s'installent sur le site de l'ancienne abbaye de la Joye-Notre-Dame. Hennebont devient alors un lieu important pour le développement du cheval breton.

Avec l'ère industrielle, la ville bénéficie d'une importante activité grâce à l'implantation à Kerglaw, sur la commune d'Inzinzac-Lochrist, des Forges d’Hennebont. Celles-ci assurent le développement du trafic sur le Blavet avec l'importation du charbon d'Angleterre et permettent l'essor de l'industrie régionale de la conserve de fer blanc.

À compter de 1862, la ville d'Hennebont est desservie par le chemin de fer.

Plusieurs lithographies d'Albert Robida, publiées dans La vieille France, Bretagne[32] illustrent Hennebont vers 1900 :

Le photographe Félix Martin-Sabon a immortalisé à travers plusieurs clichés la ville close et ses alentours avec quelques-uns de ses habitants à la fin du XIXe siècle (avant 1897) :

Le XXe siècle

La Belle Époque

Ne trouvant plus de travail assuré dans la région, 50 ouvriers d'Hennebont et Inzinzac partirent travailler dans les mines de charbon de Courrières, certains partant avec leurs familles[33].

La Première Guerre mondiale

L'Entre-deux-guerres

Devenue cité ouvrière, Hennebont connaît, entre les deux guerres, un développement urbain important avec la construction de nouvelles zones d'habitat sur les périphéries.

Plusieurs anciennes carrières de granite ouvertes en bordure du Blavet au nord d'Hennebont près de Polvern[Note 7], sont exploitées depuis au moins le XVIe siècle, comme l'atteste l'emploi de cette roche pour la basilique d'Hennebont[34]. Propriété de la « Société des carrières et travaux de Paris » depuis 1937, ces carrières fournissent pendant l'Entre-deux-guerres des matériaux de revêtement des chaussés (pavés, bordures de trottoir), notamment pour la capitale (rond-point des Champs-Élysées, avenue de l'Opéra), et des matériaux pour la construction (pierre de taille, moellons, gravillons) utilisés notamment pour les travaux de canalisation du Blavet (écluses, barrages)[34]. La production de granite d'Hennebont (appelé aussi granite du Blavet, réputé pour sa dureté et sa résistance mais difficile à tailler)[Note 8] atteint 30 000 tonnes en 1927, les carrières employant alors 170 ouvriers[Note 9]. La roche était acheminée par des péniches sur le Blavet canalisé, puis par voie maritime via Le Havre et la Seine. Leur exploitation a cessé vers 1955[35],[36].

Les Forges d'Hennebont atteignent leur apogée en 1930, employant alors 3 000 ouvriers[37].

La Seconde Guerre mondiale

Claire Marcel Conedo, vingt-deux ans, et Marcel André, vingt ans, tous deux domiciliés à Hennebont, furent exécutés le pour « coups à des militaires allemands » alors qu'ils se trouvaient en état d'ivresse[38].

Maisons en ruine place du Marché suivant les bombardements du .

Sous l'Occupation, la résistance à Hennebont s'organise comme partout ailleurs en France. Dès 1943 le Capitaine Georges Hillion (1909-1977), demeurant au Manoir de Locoyarn, alias « Capitaine Francis » dans la résistance, en mémoire de son père, capitaine mort pour la France à la bataille Morhange en 1914.

Le Capitaine Hillion forme les jeunes recrues FFI avec des amis eux aussi capitaines, André de Neuville (mort pour la France), Jacques de Beaufort (qui sera déporté) André Aunier, Henri Réglain, la résistance dans le pays d’Hennebont, Languidic, Lorient et Plouay. Elle prend différentes formes : renseignement, sabotage. Les actes de sabotage en 1944 à Hennebont consistent en l'attaque de la voiture de paie de la Kriegsmarine le , des coupures de lignes électriques et téléphoniques, des déraillements les , et . Pour chaque acte de sabotage, les Allemands réprimaient durement la population.

Réfugiés parvenant à Hennebont pour fuir les combats de la Poche de Lorient (journal Combat du ).

Le marquera l'histoire d'Hennebont. Au matin, des résistants (sous le commandement du capitaine Georges Hillion, commandant la 1re compagnie du 7e bataillon FFI du Morbihan. (224 hommes - Marcelle Guymare, Étienne Cardiet, Louis Le Merles, Raymond Dacquays, Georges Carton futur maire de Gâvres, Ferdinand Thomas futur maire d’ Hennebont , Yves Le Cabellec futur maire de Plouay, Louis Coupannec, Marcel Raoult futur maire de Clohars-Carnoët, l'abbé Hervé Laudrin, futur maire de Locminé Jean Simon, Abraham, Axel, Le Gall, Laouenan, Guernigon Bardu, Roy, Belzic, Gérard, etc.) ils se mettent en relation avec les Américains qui font leur entrée dans la ville par la route de Languidic. La population laisse exploser sa joie mais la liesse sera de courte durée. Les troupes allemandes repliées sur la rive opposée du Blavet, à Saint-Caradec, n'entendent pas perdre la partie aussi facilement. Ils font sauter les ponts, bloquant ainsi la progression des Alliés. L'offensive allemande se poursuit. Une pluie de bombes incendiaires, tirées depuis Groix et Lorient, s'abat sur la ville. Les Américains amorcent un repli vers Lochrist où les ponts sont restés intacts. L'artillerie allemande continue ses tirs, réduisant peu à peu la ville à des amas de ruines. Des incendies se déclarent poursuivant inexorablement la destruction de celle-ci. En fin de journée, les secours s'organisent du mieux qu'ils peuvent. Le capitaine Hillion met a disposition deux autocars pour secourir la population civile d’Hennebont qui est évacuée par ses hommes. Bilan : 43 personnes tuées dans les bombardements, 180 blessés et une ville en feu. La ville est détruite aux ²⁄₃. Les quartiers les plus anciens sont très touchés. Une grande partie du patrimoine est irrémédiablement perdue : les superbes demeures du XVIe et du XVIIe siècle de la ville close ont disparu. Les tours Broerec'h ont vu leurs toits détruits. Il ne reste que les murs calcinés du musée. La basilique est heureusement préservée même si la flèche a été quelque peu malmenée. On estime à 857 le nombre d'habitations ou bâtiments industriels détruits totalement ou en partie. L'enfer n'est pas terminé pour autant. Le périple des derniers soldats ennemis va être ponctué de massacres en différents lieux de la rive droite. Sous prétexte de chercher de dangereux « terroristes », ils s'en prennent à une population sans défense et vont commettre de véritables atrocités. Ainsi, dans plusieurs abris de Saint-Caradec, l'ennemi lance des grenades à l'intérieur tuant ou blessant de nombreux civils innocents. Après la guerre vient naturellement l'ère de la reconstruction par l'action du capitaine Thomas à la tête de la municipalité, adjoint du capitaine Georges Hillion et qui se poursuivra jusqu'au milieu des années soixante où des baraques de bois provisoires ont été installées pour reloger les habitants sinistrés.

Le capitaine Georges Hillion renommera le camp appelé « Franco » en « Camp de Beaufort », en hommage à son ami le capitaine Jacques Grout de Beaufort, mort pour la France, assassiné par les Allemands à Cléguer le 4 aout 1944.

Une édition clandestine du journal L'Humanité en date du , reprenant un communiqué de l'état-major des FTP en date du , relate qu'« entre Landévant et Hennebont, 5 wagons de permissionnaires [allemands ont été] précipités dans un ravin », le sabotage faisant 20 morts et blessés[39].

Lors des combats de la Poche de Lorient, le front allait approximativement d'Auray au Pouldu, suivant appoximativement, à une distance variant de quelques centaines de mètres à quelques kilomètres le tracé de la Route nationale 165 (ancien tracé), passant au sud de Landévant, de Brandérion, d'Hennebont et de Pont-Scorff, longeant la Laïta au sud de Quimperlé jusqu'à la mer. « Il n'y a pas de durs combats, mais des duels d'artillerie et des escarmouches. Ce sont les villages de Nostang, Kervignac, Merlevenez et Sainte-Hélène qui sont l'enjeu des plus violentes attaques. Chaque jour des hommes tombent.. (...) Dans leur rage destructrice, les Boches se sont acharnés sur la petite ville d'Hennebont, que les patriotes leur avaient enlevée. Il ne reste, dans le haut quartier et la rue Nationale, que quelques maisons et l'église. La ville basse, les quatre ponts sur le Blavet, ne sont plus qu'un amas de décombres, que gardent une vingtaine de FFI barbus »[40].

L'après-guerre

À cette destruction s'ajoutait le poids de la vétusté des immeubles, des réseaux, des bâtiments publics. La population évacuée à partir de 1943 n'allait réintégrer la commune que très progressivement en 1945 et 1946. Les premières tâches de la municipalité d'après-guerre allaient être la reconstruction et l'urbanisme. Le journal L'Espoir du Morbihan écrit le qu'à Hennebont « les gens sont logés dans de très mauvaises conditions. Rue Trottier, il a été installé des baraquements à usage commercial. Par ailleurs un certain nombre de familles a pu être logé dans des baraquements au camp de France »[41].

Des mesures provisoires étaient prises pour sauvegarder ce qui pouvait l'être. Tandis qu'aux confins de la commune, les agglomérations de Langroix et Saint-Gilles venaient agrandir le territoire communal, en 1946. Le chiffre de la population reprendra une courbe ascendante un moment interrompue. La vitalité du commerce sera attestée par les foires-expositions entre 1948 et 1954. À partir de 1957 commence la fermeture des Forges d'Hennebont qui deviendra totale en 1966 (malgré de nombreuses manifestations de protestation, celle d' rassemblant 25 000 personnes). Peu à peu les espaces agricoles laissent la place à l'industrie et l'habitat. Les carrières de Polvern fermèrent vers 1955.

Une municipalité d'Union de la gauche investit la mairie en 1959. Des cités HLM sont construites et une importante politique sociale est menée. Économiquement la ville est de plus en plus dépendante du pays de Lorient. Hennebont adhère en 1991 au district du Pays de Lorient.

Le XXIe siècle

Le tremblement de terre de 2002

Le plus gros tremblement de terre enregistré en Bretagne depuis que les instruments de mesure précis existent (vers 1980), survenu le avait son épicentre à Hennebont ; il a atteint une magnitude de 5,4[42].

Le changement de majorité municipale en 2014

Après 55 ans sans alternance politique (la gauche communiste étant constamment au pouvoir), une nouvelle municipalité issue d'un mouvement citoyen local est élue en 2014.

Blasonnement

Les armoiries de Hennebont se blasonnent ainsi :

D’azur au navire contourné de trois mâts de sable, habillé d’hermine, flammé de gueules et voguant sur une mer d’argent.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Après près de 60 ans où les communistes ont été au pouvoir, la ville a basculé vers le centre en 2014, où un parti sans étiquette a remporté le suffrage. En 2020, André Hartereau a été réélu, sans opposition à sa droite[43], mais après avoir démissionné en 2021, la 1re adjointe Michèle Dollé a été nommée maire de la commune le .

Liste des maires

Liste des maires successifs[44]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 mars 1959 Ferdinand Thomas[52] SFIO
puis RI
Médecin, ancien résistant FFI
Conseiller général d'Hennebont (1945 → 1976)
mars 1959 avril 1979
(démission)
Eugène Crépeau[53] PCF Instituteur
Conseiller général d'Hennebont (1976 → 1982)
mai 1979 novembre 1997
(démission)
Jean Le Borgne PCF Infirmier psychiatrique
Vice-président du District du Pays de Lorient
décembre 1997[54] avril 2014 Gérard Perron PCF Principal-adjoint de collège
Conseiller général d'Hennebont (2001 → 2015)
avril 2014
Réélu en 2020[55]
6 mai 2021
(démission)[56]
André Hartereau DVG Retraité de la fonction publique territoriale
6 mai 2021 29 mars 2026 Michèle Dollé[57] DVG Secrétaire médicale retraitée, ancienne 1re adjointe
29 mars 2026 en cours Jean-Charles Brunet[58] DVD  


Politique de développement durable

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2008[59].

Jumelages et partenariats

La ville d'Hennebont est jumelée avec plusieurs villes européennes et africaines et entretient des relations de partenariat avec d'autres villes. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels, en portant haut les valeurs de la découverte et de la fraternité.

Jumelages et partenariats Carte
La ville d'Hennebont est jumelée avec :

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[60],[Note 10].

En 2023, la commune comptait 15 910 habitants[Note 11], en évolution de +1,48 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 3384 8474 6784 8874 4774 7494 5524 6684 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 7554 6755 1125 4986 0505 9886 5196 9728 074
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 7029 1218 6058 6828 2978 1488 6908 21711 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
11 69011 79912 27312 96313 62413 41214 17415 45615 620
2021 2023 - - - - - - -
15 74615 910-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[61] puis Insee à partir de 2006[62].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,3 % la même année, alors qu'il est de 31,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 7 674 hommes pour 8 184 femmes, soit un taux de 51,61 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,51 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[63]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
3,0 
6,6 
75-89 ans
11,8 
18,1 
60-74 ans
20,0 
21,0 
45-59 ans
19,9 
18,3 
30-44 ans
16,9 
17,2 
15-29 ans
13,6 
18,0 
0-14 ans
14,8 
Pyramide des âges du département du Morbihan en 2022 en pourcentage[64]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,2 
8,8 
75-89 ans
11,9 
20,8 
60-74 ans
21,9 
20,4 
45-59 ans
19,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13 
16,7 
0-14 ans
14,9 

Enseignement

Hennebont est située dans l'académie de Rennes. Malgré la démographie limitée, la ville d’Hennebont bénéficie d’une douzaine d’établissements scolaires, allant de l'enseignement primaire à l'enseignement général et professionnel, dont sept dans le domaine public et cinq dans le privé, dont deux écoles bilingues (B), enseignant dès le plus jeune âge, le breton. Ces écoles sont situées essentiellement dans l’ensemble des différents quartiers qui compose la commune.

Collèges

  • Collège public : Pierre-et-Marie-Curie
  • Collège public : Paul-Langevin
  • Collège privé : Saint-Félix-Kerlois

Lycées d'enseignement général

  • Lycée public : Victor-Hugo
  • Lycée privé : Notre-Dame-du-Vœu

Lycées professionnels

  • Lycée public : Émile-Zola
  • Lycée public : Le Talhouët

Écoles Primaire et maternelle

  • École primaire et maternelle privée : Saint-Joseph
  • École primaire et maternelle privée : Saint-Félix-Kerlois
  • École primaire et maternelle privée : Notre-Dame-du-Vœu
  • École primaire et maternelle privée : Saint-Gilles (B)
  • École primaire et maternelle publique : Talhouët
  • École primaire et maternelle publique : Pierre-et-Marie-Curie
  • École primaire et maternelle publique : Langroix
  • École primaire et maternelle publique : Paul-Eluard (B)
  • École primaire et maternelle publique : Jean-Macé
  • École maternelle publique : Anjela-Duval

Économie et industrie

  • L'entreprise NKE (créée par Noël Kerebel, années 1980), pilotes automatiques pour voiliers[style à revoir][65].

Culture locale et patrimoine

Langue bretonne

En breton, la ville se nomme Henbont. La commune a signé la charte Ya d'ar brezhoneg le . La commune a reçu le label de niveau 2 de la charte Ya d'ar brezhoneg le .

À la rentrée 2017, 185 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques[66].

Costume

Le costume porté à Hennebont était le costume du Pays de Lorient mais chaque paroisse, chaque quartier avait sa spécificité. Par ailleurs le costume a évolué à travers le temps comme en témoignent les dessins de Lalaisse qui datent des années 1850. Il existait des coiffes pour chaque occasion de la vie (mariage, deuil, pardon...).

Vers 1900, le costume féminin se compose d'une camisole et d'une jupe. La camisole est en velours et la jupe est en tissu noir doublé de velours noir perlé ou non. La hauteur de celui-ci variait en fonction de la richesse et du niveau social de la famille. Les tabliers possèdent de grandes bavettes qui montent jusqu'au cou, signe distinctif du pays d'Hennebont.

Lieux et monuments

Tableaux représentant Hennebont et sa région

Musique

Bagadig Hiziv – les sonneurs du bagad d'Hennebont.
  • Le groupe de musique bretonne Tri Yann évoque la ville dans sa chanson Pelot d'Hennebont. Toutefois, la lettre qui sert de base aux paroles de la chanson aurait été écrite par Pelot de Betton.
  • Un bagad, dénommé Hiziv, y est créé en 2000[81].

Personnalités

Sports

Notes et références

Voir aussi

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