Josef Körner
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Historien de la littérature, germaniste, spécialiste de la littérature, linguiste, professeur d'université, érudit littéraire |
| Lieu de détention |
Ghetto de Theresienstadt (à partir de ) |
|---|
Josef Körner (1888 - 1950) est un historien de la littérature germanophone, spécialiste du premier romantisme allemand, celui du Cercle d'Iéna.
Issu d'une famille juive, Josef Körner étudia la littérature allemande dans les universités de Vienne et de Prague, obtenant son doctorat en 1910. D'abord professeur dans un lycée technique, il est mobilisé dans l'armée austro-hongroise en 1914 et, rendu à la vie civile, est nommé dans un lycée classique de Prague en 1919. Il prépare sa thèse d’habilitation en histoire de la littérature en se consacrant au premier romantisme allemand. Sa thèse, « Romantiques et classiques » (1924), est refusée par le professeur August Sauer[1], déclenchant les protestations d'éminents historiens. Au cours de l'été 1929, Körner découvre dans le château de Coppet sur le lac de Genève, près de 3 000 lettres d'Auguste Schlegel, datées entre 1804 et 1812 ; néanmoins, le successeur de Sauer, Herbert Cysarz[2], repousse la nomination de Körner comme privat-docent à l'automne 1930. Körner publie une correspondance de Schlegel[3] en 3 tomes (Krisenjahre der Frühromantik, 1936-37) ; mais en 1939, l’université lui retire l'autorisation de donner des conférences (Venia legendi) en application des lois raciales. À la fin de 1944, il est interné au camp de Theresienstadt. Après la libération, les autorités autrichiennes le considèrent néanmoins comme allemand, et ce sont les autorités tchèques qui lui accordent une pension comme professeur à Prague[4]. Sa « Bibliographie de la littérature germanophone » (1949) est devenue au fil des années une référence classique.