Joseph-André Guiot
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Joseph-André Guiot né le à Rouen et mort le à Bourg-la-Reine est un religieux catholique, historien et poète français.
Joseph-André Guiot a longtemps rempli les fonctions de vicaire dans la paroisse de Saint-Cande-le-Jeune. Reçu membre de l’Académie de l’Immaculée Conception en 1763, il en est devenu secrétaire de cette compagnie jusqu’en 1768, date à laquelle il est entré à l’abbaye Saint-Victor de Paris, où il a obtenu l’emploi de bibliothécaire[1].
Le , il a été nommé prieur de Saint-Guenault, à Corbeil, dont il était titulaire lors de la suppression des établissements ecclésiastiques. Il a vécu dans la retraite quelques années et, après la Terreur, il a exercé le ministère ecclésiastique de curé-prieur au prieuré Saint-Guénault de Corbeil, avant de quitter cette résidence en 1803 pour la cure de Bourg-la-Reine[2], où il a terminé sa carrière[1].
Ayant toujours cultivé la poésie latine d’une manière très distinguée, plusieurs de ses compositions, couronnées par l’Académie de l’Immaculée Conception, ont été imprimées dans les recueils de cette société. Parmi celles-ci : Tumulus Joannis Saas (année 1774, p. 148), et Gallicas ad oras debellatus Anglus que, dans un tableau des académiciens, on désigne, vaguement au moins, sous le titre d’Épigrammes à Saint-Cast : l’auteur chante dans celle pièce la victoire remportée à Saint-Cast sur les Anglais, lors de leur troisième descente sur les côtes de France, le [1].
En quittant Rouen, il avait perdu le titre de secrétaire de l’Académie, mais ses relations avec cette société ne se sont jamais interrompues. Il avait projeté d’en écrire l’histoire et, en 1784, il annonçait lui-même avoir composé les deux premiers livres de cet ouvrage, dont rien n’a été imprimé[1].