Joseph-Ernest Grégoire

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Jeunesse et études

Il est le fils d'Alfred Grégoire, marchand, et de Georgiana Frappier[1],[2]. Lors d'un accident dans sa jeunesse, il perd le bras droit[3]. Il étudie au collège Saint-Charles-Borromée à Sherbrooke, à l'Université Laval, à l'université de Lille, où il obtient un diplôme supérieur de français (1913), et à l'université catholique de Louvain, où il est diplômé en sciences politiques et diplomatiques (1913) et en sciences politiques et sociales (1914)[1]. Il épouse Germaine Bolduc le [1]. Il est admis au Barreau du Québec en 1920[2] ou 1923[1].

Carrière

Il est professeur d'économie politique à l'université Laval de 1932 à 1938 ainsi qu'à l'Académie commerciale de Québec. Il pratique comme avocat à Québec de 1938 à 1966[1],[4].

Maire de Québec

Il est élu maire de Québec lors de l'élection municipale du , l'emportant sur Pierre Bertrand par 2071 votes[4]. Il réclame auprès de la Commission de l'électricité du Québec l'annulation du contrat conclu en 1933 qui lie la ville à la compagnie d'électricité Quebec Power et le pouvoir pour la ville de municipaliser cette compagnie[4]. Il est réélu maire lors de l'élection du [4]. En 1936, il déclenche une enquête sur la situation financière de la ville. Il se représente à la mairie lors de l'élection du , mais il est défait par Lucien Borne[4]. Cette élection est marquée par la situation économique difficile liée à la Grande dépression. Plusieurs manifestants insatisfaits perturbent des évènements politiques de Grégoire. Ses rassemblements se déroulent avec une force présence policière. En date de 2025, il est le dernier maire sortant à avoir être battu lors d'une élection municipale à Québec[5].

Politique provinciale

En 1938, lors de l'annonce de la fondation de l'école des sciences sociales de l'université Laval

En 1934, il est l'un des fondateurs de l'Action libérale nationale. Lors de l'élection générale québécoise de 1935, il est candidat de l'Action libérale nationale et est élu député du district électoral de Montmagny à l'Assemblée législative. Il est réélu lors de l'élection générale de 1936 comme candidat de l'Union nationale. En 1937, avec d'autres dissidents de l'Union nationale, il participe à la fondation de l'éphémère Parti national[1]. En 1938, il assiste au premier congrès provincial du Crédit social, à Saint-Hyacinthe, et adhère à la doctrine du crédit social[4]. Il ne se représente pas comme député lors de l'élection générale de 1939[1].

En 1944[4], il devient vice-président de l'Association du crédit social du Canada[1]. Il est candidat défait pour l'Union des électeurs lors d'une élection partielle dans le district électoral de Beauce en 1945 et en 1948 lors de l'élection dans le district électoral de Saint-Maurice[1].

Il est inhumé au cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Québec.

Il est le père de l'homme politique Gilles Grégoire.

Hommages et distinctions

Archives

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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