Joseph-Marie Paget

From Wikipedia, the free encyclopedia

Activités
Consécrateurs
Vittorio Maria Baldassare Gaetano Costa d'Arignano, Giacinto Amedeo Vagnone (d), Giuseppe Antonio Maria Corte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Joseph-Marie Paget
Fonction
Évêque de Genève
Diocèse de Genève
-
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Autres informations
Consécrateurs
Vittorio Maria Baldassare Gaetano Costa d'Arignano, Giacinto Amedeo Vagnone (d), Giuseppe Antonio Maria Corte (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason.

Joseph-Marie Paget, né le à Saint-Julien-en-Genevois et mort le à Saint-Julien-en-Genevois, est un évêque du XVIIIe siècle. Il est le centième et dernier titulaire de l'évêché de Genève.

Origines

Joseph-Marie Paget naît le à Saint-Julien-en-Genevois, dans la banlieue de Genève[1], bourg à la frontière entre dans le duché de Savoie et la République de Genève. Il est le fils de Spectable Charles-Antoine Paget, avocat et fiscal des bailliages, et d'Isabeau/Elisabeth Besson[1]. Il a un frère jumeau Jean-Marie[1], ainsi que treize frères et sœurs. Son frère aîné, Proper, et son frère jumeau auront également une carrière ecclésiastique[1].

Il est issu d'une famille d'hommes de lois[2]. Son père, à la suite d'études de droit à l'Université de Valence en Dauphiné, est notaire, puis avocat fiscal au Sénat de Savoie et juge-mage des bailliages de Gaillard et de Ternier. Il est anobli en 1749. Elisabeth Besson est la fille d'un médecin de Seyssel.

Carrière

Paget est successivement vicaire à Seyssel, convicteur et président de la Superga, abbé de Saint-Christophe de Bergamasco, réformateur des études en Savoie (1768), prévôt de la cathédrale de Genève (1771) et grand-vicaire du diocèse (1780). Il refuse l'archevêché de Sassari, en 1784, mais il accepte le siège de Genève, en 1787, après la mort de Jean-Pierre Biord[2]. Il est consacré à Annecy le par Vittorio Maria Baldassare Gaetano Costa d'Arignano avec comme co-consécrateurs Giacinto Amedeo Vagnone et Giuseppe Antonio Maria Corte (it).

Comme son diocèse s'étend en France, il est obligé de prendre part à ce qui se passe dans ce pays relativement à la religion, et publie des lettres pastorales et des mandements contre les innovations de l'assemblée constituante. Lorsque les révolutionnaires entrent en Savoie, Paget quitte Annecy le , et passe en Piémont[3]. Le roi de Sardaigne lui offre l'évêché de Pignerol qu'il refuse. En 1798, il passa en Italie, demeure deux ans chez Giovanni Andrea Avogrado, l'évêque de Vérone et vient ensuite à Padoue, où il exerce même les fonctions épiscopales, à la demande du vicaire capitulaire. Paget donne sa démission le [4], et revient à Saint-Julien à la suite d'une amnistie[5].

Le , à la suite de la disparition du diocèse de Genève, Annecy perd le siège épiscopal au profit de Chambéry qui se voit annexé le titre de Genève : on parle désormais du diocèse de Chambéry & Genève.

Blason

Sources et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI