Drolet débuta le commerce à Saint-Marc-sur-Richelieu avec son père, dont il fut l'associé puis le successeur. Il servit pendant la guerre de 1812, notamment à l'île aux Noix, en tant que capitaine de milice, et il obtint en 1815 le grade de major. Le de la même année, il épousa à Chambly Sophie Boileau, fille de René Boileau, ancien député du Parti canadien, prédécesseur du Parti patriote. Il acquit la seigneurie de Cournoyer, appelée communément Saint-Marc, le [2]. Il fut démis de ses fonctions militaires par le gouverneur Dalhousie en 1827[1], puis réintégré en 1830[2].
Le , il fut élu sans opposition député de Verchères pour le Parti patriote. À ce titre, il appuya les 92 résolutions adoptées par la chambre d'assemblée du Bas-Canada en 1834. Le , il occupa les fonctions de vice-président de l'assemblée des six-comtés de Saint-Charles. Il se mérita une seconde destitution de l'armée la même année. Il fut ensuite présent lors de la bataille de Saint-Charles, le . Un ordre d'arrestation fut lancé contre lui le suivant, et il se livra aux autorités un mois plus tard. Il fut alors emprisonné jusqu'au , lorsqu'il fut libéré pour un cautionnement de mille livres[1]. Il décéda peu de temps après, dans son manoir de Saint-Marc-sur-Richelieu le , à l'âge de 52 ans[2].
Références
123Alain Messier, Dictionnaire encyclopédique et historique des patriotes, 1837-1838, Montréal, Guérin, , 497p., p.158