Joseph Alexandre
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| Archiviste Province de Liège | |
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| Trésorier Institut archéologique liégeois | |
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| Conservateur de musée Institut archéologique liégeois | |
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Nicolas Joseph Walthère Alexandre |
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| Membre de |
Institut archéologique liégeois (- Société des bibliophiles liégeois (d) (- Comité d'organisation de l'Exposition de l'art ancien au pays de Liège (d) () |
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Joseph Alexandre, né le à Liège où il meurt le , est un médecin, archéologue et archiviste belge. Membre de l'Institut archéologique liégeois, il y exerce les fonctions de trésorier (1867-1884), de secrétaire adjoint et, surtout, de conservateur des collections (1862-1910).
Entourage familial
Né le à Liège[1], Nicolas Joseph Walthère Alexandre est le fils d'Hadelin Walthère Alexandre et de Rose Josephe Capelle[2]. En , il se marie avec Catherine Félicie Leloup (1835-1899)[2],[3]. L'année suivante le couple a une fille, Louise Josephine Alexandre[4], qui épouse Charles Antoine René Lucien Mouton en [5].
Joseph Alexandre meurt le dans sa ville natale[1] et il est inhumé au Cimetière de Sainte-Walburge[6].
Formation et carrière
Le jeune homme fait « à l'université de Liège les études de médecine les plus brillantes », qu'il achève en 1854[1],[7]. Bien qu'il puisse obtenir une bourse de voyage du Gouvernement, il préfère ne pas la demander, et c'est donc sans celle-ci qu'il part finalement pour Paris en 1855[7]. Il y travaille dans divers hôpitaux avant de revenir subitement à Liège : « Je me promenais au jardin du Luxembourg, disait-il. J'ai eu soudain la vision du quai d'Avroy avec ses belles rangées d'arbres. Je n'y pus tenir. Je rentrai à l'hôtel, fis ma malle et montai dans le train »[7].
Le docteur Alexandre s'établit alors comme médecin au quartier de Pierreuse, mais délaisse rapidement cet emploi pour se consacrer à l'archéologie et aux études historiques « qui l'ont toujours intéressé, depuis sa jeunesse » [1],[7]. En effet, il entre à l'Institut archéologique liégeois où il occupe les postes de trésorier de 1867 à 1884, de secrétaire adjoint et, surtout, de conservateur des collections de 1862 jusqu'à sa mort en 1910[1],[7],[8]. Sa fille, Louise Mouton-Alexandre, est aussi liée à cette institution en tant que membre associé à partir du [9].

En 1879, quand la province de Liège reçoit de l'État les archives postérieures à la Révolution de 1789, le gouverneur Charles de Luesemans lui propose le poste d'archiviste provincial, qu'Alexandre accepte[7]. Il abandonne ce poste en 1895, « après avoir mis beaucoup d'ordre dans ces archives »[1].
Il est membre de la Société d'Art et Histoire et de la Société des Bibliophiles liégeois, organisation dont il est aussi le secrétaire pendant de nombreuses années[1],[7]. Il joue un rôle prépondérant dans l'organisation de l'Exposition de l'art ancien au pays de Liège de 1881, travaillant surtout à l'inventaire des pièces exposées[10],[11], et il est l'auteur du premier catalogue du musée provincial de Liège[12]. C'est l'un des principaux artisans de la création, en 1909, du musée Curtius, devenu depuis le Grand Curtius[1].
Il collabore, bien que rarement « car il n'aime pas écrire », au Bulletin de l'institut archéologique liégeois, à la Chronique archéologique du pays de Liège, au Bulletin de la Société des Bibliophiles liégeois et aux Annales du Cercle hutois des Sciences et des Beaux-Arts[12]. Bien qu'il ait peu publié, il forme « par sa serviabilité et ses vastes connaissances » quelques d'archéologues qui gardent en mémoire « ce beau vieillard à l'opulente chevelure et à la grande barbe blanche qui d'un cœur généreux et dévoué leur réserve toujours le meilleur accueil »[12].

