Joseph Billioud
From Wikipedia, the free encyclopedia
Joseph Billioud[2], originaire de l'Ain, part faire ses humanités au collège jésuite de Mongré, puis, en 1907, est élève de l'École nationale des chartes, dont il obtient en 1911 le diplôme d'archiviste paléographe[3] avec une thèse intitulée « Les États du duché de Bourgogne jusqu'en 1498 »[4].
Ses stages dans les dépôts d'archives l'ont emmené en Côte-d'Or, en Seine-et-Oise et à Lille où il travaille au côté de Max Bruchet.
Il participe, en tant qu'artilleur, à la Première Guerre mondiale et il est décoré de la croix de guerre pour avoir abattu un avion allemand[5]. Quatre frères de Joseph Billioud y ont laissé leur vie[6].
Après la guerre en 1919 il se fixe définitivement à Marseille dans les Bouches-du-Rhône où il a épouse deux ans plus tôt Jeanne Monier[7].
Il est nommé conservateur de la bibliothèque et des archives communales de Marseille[8]. Il participe aux premières expositions patrimoniales de la Bibliothèque Municipale de la ville[9]. Il contribue en 1950 à la fondation de l'Institut historique de Provence et de la revue Provence historique, organe de la Fédération historique de Provence, et en devient le premier directeur[10].
Il fut le principal auteur et rédacteur de la revue Marseille, fondée en 1936 par Henri Tasso et Emile Isnard[11]. Il est l'auteur d'articles sur l'histoire de l'art et sur la vie économique de Marseille et de la Provence[12].
Joseph Billioud est inhumé à Marseille au cimetière Saint-Pierre[13].
Postérité
- Une salle des anciennes archives municipales, actuel conservatoire de Marseille porte son nom[16].
- Les archives municipales de Marseille ont mis en œuvre un escape game chargé d'histoire à la recherche d'un manuscrit qui aurait été protégé par Joseph Billioud lors de la Seconde Guerre[17].