Joseph Bouliez naît le à Abscon, dans le Nord, en France. Il est le fils de Gustave Bouliez, vingt-cinq ans, mineur, et de Marie Hallard, vingt-et-un ans, ménagère[1]. Il épouse Marguerite Houdart à Somain le . Le couple n'a pas d'enfant[1].
Il devient conseiller d'arrondissement pour le canton de Marchiennes en 1931, puis adjoint au maire de Somain[2], Victor Brachelet, en 1935. Le décret Daladier entraîne la révocation de ses mandats en 1939[1], dont celui de président du syndicat des mineurs[2]. Il est mobilisé cette année-là et fait prisonnier en 1940.
Il est fusillé[3],[5] comme otage le [6],[7] au fort du Vert-Galant à Wambrechies[8], en représailles à l'assassinat d'une téléphoniste allemande à Lille[1]. Il déclare que son espoir est que «sa mort servira à encourager les jeunes à les remplacer dans le combat victorieux[9]».
Son nom apparaît sur le monument aux morts de Somain situé dans le cimetière communal, il y est d'ailleurs inhumé, carré no9, tombe no29. À Somain, la rue du Tordoir et le chemin de Somain à Abscon deviennent la rue Joseph-Bouliez. À Rieulay, la rue de la Place prolongée et la rue de Bruille de Marchiennes-Campagne, absorbé par Rieulay, deviennent la rue Joseph-Bouliez. Une rue à Pecquencourt porte également son nom, ainsi qu'une place à Abscon.
Son acte de naissance.
La rue Joseph-Bouliez à Somain.
La rue Joseph-Bouliez à Rieulay.
Médaillon apposé sur la tombe de Joseph Bouliez.
Joseph Bouliez est mentionné parmi les fusillés sur le monument aux morts.