Joseph Chanrion

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Décès
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GrenobleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Joseph Chanrion
Fonction
Juge de paix
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité

Joseph Chanrion (1756-1830), artisan peigneur de chanvre, officier municipal et juge de paix à Grenoble, est considéré par les historiens comme l'homme qui empêcha un bain de sang à cette ville sous la Terreur.

Activité publique

Il naît le à Grenoble (paroisse Saint-Joseph), de sieur Étienne Chanrion, « marchand peigneur » et damoiselle Marie Argoud[1]. Il se marie le avec Jeanne Marie Sirand[2]. Il meurt le à Grenoble (faubourg Très-Cloîtres)[3].

Il est élu officier municipal de Grenoble en 1790, juge de paix de l'arrondissement extérieur de 1791 à 1795, administrateur du département de l'Isère en 1792, membre du conseil municipal de Grenoble en 1803. Partisan actif de la Révolution[5], il crée une association dénommée Les Bonnets Rouges composée principalement de peigneurs de chanvre, qui participera au maintien de l'ordre pendant cette période troublée [6],[7].

Il connaît son heure de gloire au début de l'année 1794 lorsqu'il est mandaté par le conseil communal pour plaider la cause de sa ville à Paris devant le Comité de salut public qui voulait y envoyer une commission temporaire pour imposer une orientation plus radicale. Son intervention est relatée dans le bulletin de l'Académie delphinale no 30 de  : « Ces mesures rigoureuses parurent cependant insuffisantes aux sanguinaires Jacobins de Lyon ; ils firent publier contre nos magistrats municipaux un libelle odieux, dans lequel ils leur reprochaient d'avoir, jusqu'à ce jour, évité toute effusion de sang. Ce libelle émut le Comité de salut public, et notre municipalité fut avisée confidentiellement qu'une commission temporaire allait être envoyée à Grenoble pour juger les suspects. Afin d'empêcher, s'il était possible, un semblable malheur, la municipalité envoya à Paris un de nos juges de paix, Joseph Chanrion, qui était en même temps officier municipal. Le député grenoblois se présenta hardiment devant le terrible Comité et exposa l'objet de sa demande puis il dit que lui, Chanrion, répondait du patriotisme de la ville de Grenoble ». Malgrè l'apostrophe agressive d'un membre du Comité, Robespierre trancha : « « Il me semble que puisque le citoyen Chanrion répond de Grenoble, on peut se dispenser d'y envoyer une commission », et le projet fut définitivement écarté »[8],[7],[9],[10].

Cela a permis à Stendhal de qualifier la Terreur à Grenoble de « fort raisonnable »[11],[12],[13]. En effet, seuls deux hommes, prêtres réfractaires, y furent guillotinés[14],[15].

Distinction

Notes et références

Voir aussi

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