Joseph Charras naît le à Montauban-sur-l'Ouvèze[1]. Il est le fils de Louis Léger Charras, bachelier, et de son épouse, Ursule Bernard.
Il entre en service le , comme volontaire dans le 1erbataillon de Nyons, et il est élu capitaine le jour même par ses camarades. Il suit l’armée en Italie, et son bataillon est incorporé le dans la 4edemi-brigade d’infanterie légère.
Il est blessé d’un coup de feu à la cuisse gauche le , à la bataille de la Corona, et en 1798, il participe à la campagne d'Égypte. Il est de nouveau blessé le , d’un coup de feu au téton droit, à la bataille des Pyramides. Sa conduite lors des batailles de Mandora et de Canope, les 13 et , lui vaut le grade de chef d’escadron que lui confère le général Menou le .
Rentré en France en mars 1814, il est fait chevalier de Saint-Louis, et il reste en non activité jusqu’au , époque où l’Empereur de retour de l’île d'Elbe lui donne le commandement d’une brigade du 8ecorps d’observation. Replacé dans sa position de non activité le , il obtient sa retraite le .
En 1830, il est placé dans le cadre de réserve, et il est remis en position de retraite le .
Il meurt le à Clermont-Ferrand[3], où il est enterré au cimetière des Carmes (allée 2, no178). Une avenue de Clermont-Ferrand, dans le quartier de la gare, porte son nom, ainsi que l'ancienne caserne de Courbevoie.
↑Acte de baptême de Joseph Charras, Registre des baptêmes, mariages, sépultures de Montauban-sur-l'Ouvèze (1683-1792), cote 5 Mi 371/R6, Archives départementales de la Drôme, 67p. (lire en ligne), p.56
↑Acte de décès de Joseph Charras, Registre des décès de la ville de Clermont-Ferrand (1839), cote 6 E 113 234, Archives départementales du Puy-de-Dôme, 214p. (lire en ligne), p.183
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 4, Bureau de l’administration, , 640p. (lire en ligne), p.312.