Né en 1861 dans la ville de Charavines, Joseph Collet s'engage très jeune dans le mouvement ouvrier grâce au soutient de Antide Boyer et aux cours du soir qui lui permettent de recevoir une éducation[2]. Après être allé travailler au journal Le Travailleur à Marseille et s'être affilié à la Fédération des Travailleurs du Midi et au Cercle Esquiros[3], il revient en Isère, à Grenoble, où il se présente sous l'étiquette de socialiste révolutionnaire aux élections législatives de 1889; il recueillit 4% des voix des électeurs inscrits. Le , il fait partie de la délégation venue apporter à la municipalité grenobloise les revendications ouvrières et prend la parole, en 1891, il prend la parole à l'occasion de la réunion commémorative du 18 mars 1871 à Grenoble[2]. Aussi, il devient membre du Comité radical départemental de l'Isère, administrateur de la Libre pensée de Grenoble, administrateur du Sou des écoles laïques, fonde le Groupe d'études sociales et participe à l'organisation des chambres syndicales[3].
Par la suite, il semble se tenir à l'écart de la nouvelle fédération du Parti ouvrier français (POF), et se présente sans son investiture aux élections législatives de 1893 durant lesquelles il n'obtiens que 7% des voix des électeurs inscrits[2]. Lié au journal Le Petit Dauphinois, il publie pendant quelque temps des articles, de janvier à , dans Le Socialiste dauphinois où il attaque le POF[2].