Joseph Decanter

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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
Boeschepe (Nord, France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Boeschepe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joseph Marie Maurice DecanterVoir et modifier les données sur Wikidata
Joseph Decanter
Fonctions
Conseiller général du Nord
Canton de Steenvoorde
-
Maire de Boeschepe
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
Boeschepe (Nord, France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Boeschepe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joseph Marie Maurice DecanterVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Négociant, résistant, militaire, homme politique, responsable syndicalVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Firmin Decanter (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Pierre Decanter (d)
Jean Decanter (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jacques Decanter (d) (neveu)
Maurice De Wulf (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de
Arme
Grade militaire
Conflits
Lieu de détention
Distinctions

Joseph Decanter, né le à Boeschepe (Nord) et mort le dans la même commune[1], est un négociant, homme politique, militaire et résistant français.

Famille et enfance

Joseph Marie Maurice Decanter naît le à Boeschepe (Nord)[1]. Il est le fils de Firmin Decanter (d) (1857-1944), négociant, et d'Anna De Wulf (1869-1953)[2]. Il est le 3e enfant d'une fratrie de cinq enfants[2].

Sa famille est enracinée dans la ville[2] ; son père, son grand-père et son arrière-grand-père étaient maires de Boeschepe[3].

Comme ses frères, il est scolarisé à l'Institution Saint-Jacques à Hazebrouck[4].

Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale il est mobilisé dès le . Affecté au 1er régiment de marche de zouaves[5],[6],[7], il est formé comme Elève officier de réserve à Orléans de novembre à [8], avant de rejoindre son régiment comme aspirant d'infanterie[9].

Il monte au front à compter de [5] et sert dans son régiment comme sous-lieutenant à partir de [8], puis lieutenant à compter de [10].

Il participe à plusieurs batailles majeures du conflit : le front belge et la Somme en 1915, la bataille de Verdun au début de l'année 1916 avec l’arrêt des troupes allemandes sur la rive gauche de la Meuse à Cumières (9 au ), la bataille de la Somme à la fin de l'année 1916 lors des combats devant Chaulnes (21 au ) et du bois Kratz (), la bataille des monts de Champagne en 1917 avec la prise du Mont Cornillet (), et de nouveau Verdun pour reprendre l’offensive sur la rive gauche (3 mois à partir du ), et la 2de bataille de la Marne en 1918 dans l’Aisne, où il est blessé le d’une balle « à la racine de l’index gauche » lors de la prise de Villers-Hélon[8].

Son comportement au feu lui vaut la croix de guerre 1914-1918 avec cinq citations et la croix de chevalier de la Légion d'honneur en 1921[5],[6],[7].

Deux de ses frères prennent part également à la Grande guerre : Pierre Decanter (d) (1892-1984), officier d'artillerie fait prisonnier à Maubeuge en puis interné au camp de Gütersloh[11], et Jean Decanter (d) (1897-1917), chasseur à pied mort pour la France des suites de ses blessures lors de la bataille du Chemin des Dames[12].

Entre-deux-guerres

Rendu à la vie civile en [8], Joseph Decanter exerce le métier de négociant en houblon, comme son père[13]. Il en est importateur et exportateur[14].

En parallèle, il s'engage dans la vie politique locale, d'abord comme conseiller municipal de Boeschepe à compter de 1919 puis comme maire de ladite commune à partir de 1935[15],[3],[16],[17].

Seconde Guerre mondiale

Lors de la bataille de France en 1939-1940, il est à nouveau mobilisé comme capitaine au 225e régiment d'infanterie[18]. Avec son régiment, il participe notamment à la défense de la poche de Dunkerque durant les opérations d'évacuations vers l'Angleterre.

Fait prisonnier de guerre par les Allemands à la reddition des troupes combattantes le (Fort-Mardyck)[8], il est envoyé en captivité dans le Reich et est interné à l'Oflag IV D (comme son frère Pierre), proche de Dresde[18].

Libéré le comme père de cinq enfants et maire, il rentre en France[8] et est démobilisé le [19].

Lors des combats de la Libération, il fait partie des Forces françaises de l'intérieur [20].

Après-guerre

Outre le rôle de maire de Boeschepe qu'il exerce jusqu'à sa démission en 1975 (six mandats)[3], il est élu conseiller général du Nord (canton de Steenvoorde) en 1945 puis réélu jusqu'en 1970[15].

Par ailleurs, il se présente aux élections sénatoriales de 1959 sous l'étiquette "Mouvement Républicain Populaire" (MRP) sans être élu[15].

Il est président de la succursale de la Caisse d’épargne de Steenvoorde, à Boeschepe en 1950.

Il est également trésorier du Syndicat de commerce d'Armentières-Hazebrouck en 1953[17].

Enfin il est président puis vice-président du Syndicat national du commerce du houblon, respectivement en 1959[21] et en 1961[22].

Mort

Joseph Decanter meurt le , soit la veille de sa 89e année, dans sa ville natale de Boeschepe[1] et est inhumé au cimetière de ladite commune[23].

Mandats électifs

  • conseiller municipal de Boeschepe : à compter du [17] ;
  • maire de Boeschepe : du à (démission), soit 6 mandats[15],[3],[16] ;
  • conseiller général du Nord (canton de Steenvoorde) : du à 1970[15],[17].

Vie privée

Il se marie avec Clotilde Cappelle (1902-1964) le à Godewaersvelde (Nord)[2],[24]. Du couple sont issus six enfants nés entre 1925 et 1942[2].

Distinctions

Joseph Decanter est récipiendaire des décorations suivantes :

Hommages

Son nom a été donné à :

  • un complexe à Boeschepe (Nord) ;
  • une avenue à Steenvoorde (Nord) ;
  • une avenue à Terdeghem (Nord).

Postérité

Notes et références

Voir aussi

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