Joseph Delachenal

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Joseph Delachenal
Fonctions
Député français

(13 ans et 29 jours)
Élection 21 octobre 1945
Réélection 2 juin 1946
10 novembre 1946
17 juin 1951
2 janvier 1956
Circonscription Savoie
Législature Ire Constituante
IIe Constituante
Ire, IIe et IIIe (Quatrième République)
Groupe politique RI (1955-1951)
CRAPS-DI (1951-1956)
IPAS (1956-1958)

(4 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection 16 novembre 1919
Circonscription Savoie
Législature XIIe (Troisième République)
Groupe politique EDR

(3 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 24 avril 1910
Circonscription Savoie
Législature Xe (Troisième République)
Groupe politique RP
Prédécesseur Claude Chambon
Successeur Jean-Claude Girard-Madoux
Maire de Saint-Pierre-d'Albigny

(22 ans et 5 mois)
Prédécesseur Joseph Chaisaz
Successeur Jean Delachenal
Conseiller général de la Savoie

(8 ans)
Circonscription Canton de Saint-Pierre-d'Albigny
Successeur Henri Charrière

(24 ans)
Circonscription Canton de Saint-Pierre-d'Albigny
Prédécesseur Jules Laurent-Guy
Biographie
Nom de naissance Joseph Louis Adolphe Delachenal
Date de naissance
Lieu de naissance Chambéry (Savoie)
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès 17e arrondissement de Paris
Nationalité Française
Enfants Pierre Delachenal
Jean Delachenal
Profession Avocat
Distinctions Chevalier de la Légion d’honneur
Religion Catholicisme

Joseph Delachenal, né le à Chambéry (Savoie) et mort le à Paris, est un homme politique français.

Origines

Joseph Louis Adolphe Delachenal naît le , à Chambéry (Savoie)[1]. Il est le fils d'Eugène Delachenal (1846-1906), professeur de droit aux facultés catholiques de Lille[1],[2], et d'Isabelle Poullier (1857-1881)[3].

Il est issu du côté paternel d'ancienne et notable famille uginoise, dont l'arrière-grand-père, Joseph-Marie, a été maire d'Urgine, son grand-père Ambroise, avocat a été syndic et député au Parlement de Turin[2],[4],[5]. Sa mère appartient à une famille d'industriels lilloise[4].

Il épouse Geneviève de Montgolfier (1889-1978), à Peaugres, en 1911[4],[3]. Ils ont six enfants dont Eugène (ingénieur, 1912-1958)[4], Bernard (professeur de mathématiques à l'université de Savoie)[6].

Étude et carrière juridique

Il commence ses études de droit, à Lyon, puis il termine sa troisième année de licence à Grenoble[4],[7]. Il est classé premier au concours général, en 1900[1]. Il poursuit, l'année suivante, ses études en faisant un doctorat ès-sciences juridiques, puis de ès-sciences politiques et économiques, en 1902[1]. Sa thèse s'intitule « Commentaire de la loi du sur les Caisses régionales et sur le Crédit agricole mutuel »[7].

Admissible en 1906 à l'agrégation « Section de Droit Privé et de Droit Criminel », il échoue[4],[8].

Il devient avocat[4]. Il devient professeur aux facultés catholiques de Paris et entre avocat au barreau de Chambéry[1]. Il ouvre un cabinet dans cette même ville, en 1911[4]. C'est à cette période qui épouse Geneviève de Montgolfier[4].

Dans la capitale, il fonde, en 1908, l'Association des jardins ouvriers savoyards, puis l'année suivante, il intègre le comité de l'Union des travailleurs savoyards, créée par l'Alliance catholique savoisienne de Paris[4] (cf. Diaspora savoyarde à Paris).

Carrière politique

Élu conseiller général de Saint-Pierre-d'Albigny en 1907, à 26 ans (jusqu'en 1925 puis de 1935 à 1945), il est élu conseiller municipal de Saint-Pierre-d'Albigny en 1910, puis maire de 1925 à 1947[1],[4]. Son fils Jean Delachenal, successeur désigné, devient maire, en 1947, puis conseiller général, en 1951[4].

Il est élu député, conservateur, une première fois en 1910[1],[4]. Battu en 1914, il est réélu en 1920 avec le Bloc national pour un deuxième mandat, puis de 1945 à 1958, à 77 ans, où là encore son fils Jean lui succédera[1],[4].

En , il fonde le journal La Savoie, « hebdomadaire républicain indépendant », dont Marcel Léger prendra la direction entre 1924 et 1926[4]. En 1928, il se retire de la vie politique et supprime la parution du journal[4].

Soucieux de l'ordre et du développement des zones rurales, partisan du libéralisme économique, anticommuniste, il a été après-guerre le président du groupe parlementaire des républicains indépendants. Il s’occupe surtout des questions sociales, des familles nombreuses, d'assurances et de mutuelles.

Joseph Delachenal meurt le , à Paris[1].

Distinctions

Références

Voir aussi

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