Joseph Dietrich (chercheur)
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Abbé (à partir de ), biologiste, malgré-nous |
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Joseph Dietrich est un ancien chercheur au Centre national de la recherche scientifique, né le à Wickerschwihr et mort le [1] à Colmar. Docteur en science et Abbé, il a été l'un des premiers Alsaciens incorporés de force dans la Wehrmacht lors de la Seconde Guerre mondiale[2].
Issu d'une famille d'agriculteurs, il fit des études secondaires au collège épiscopal de Zillisheim de 1934 à 1940. C'est lors de l'annexion de l'Alsace en 1940 qu'il souhaite rejoindre la France non occupée et poursuivre ses études de théologie. Mais l'opposition de ses parents le contraint à commencer ses études à l’Université de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne). Durant l'hiver 1941, il est appelé au Reichsarbeitsdienst pendant six mois.
À la suite du décret du 25 aout 1942 du Gauleiter Robert Wagner incorporant de force les Alsaciens et Mosellans dans l'armée allemande, Joseph Dietrich, âgé de vingt ans, est un des premiers Alsaciens à devoir se rendre devant le conseil de révision allemand pour décider de son affectation. Cependant, il réussit, avec l'aide d'un médecin patriote, à retarder de justesse son incorporation en effectuant une opération médicale du nez, et cela en évitant également d'éventuelles représailles envers sa famille[3].
Engagement sur le Front de l'Est
Le , il est finalement envoyé en caserne à Ostrolenka, en Pologne. En effectuant diverses formations et simulant plusieurs maladies, il réussit à reculer son engagement sur le Front de l'Est, réputé pour ses conditions de survie extrême. C'est en , où il est incorporé dans la 1re division d’infanterie, unité d’élite, en tant que radio-téléphoniste à cheval et géomètre. Il combat en Ukraine et à partir de , en Prusse, à Eylau, Königsberg[4].
Son unité subissant de lourdes pertes et la confusion régnant dans l'armée allemande, il tente une première désertion qui s'avère être un échec et échappe de peu à la pendaison, probablement grâce à son précédent acte de bravoure devant les lignes du front russe, ayant permis de sauver la vie d'un camarade blessé. Par la suite, il réussit finalement à déserter et se rendre aux soldats russes grâce à son statut de Français. Durant les cinq mois de captivité dans un camp de prisonniers allemands, par un ensemble de circonstances, il se voit confier la mission de dessinateur de propagande communiste. Un rôle qui lui permettra de mieux faire reconnaitre les Alsaciens comme Français et ainsi accélérer leur libération[5],[6].