Joseph Elian Sarkis
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royaume d'Égypte
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
يُوسُف اليان سركيس |
| Nationalités |
ottomane (jusqu'en ) royaume d'Égypte |
| Activités |
| Distinction |
|---|
Muʻjam al-maṭbūʻāt al-ʻArabīyah wa-al-muʻarrabah (d) |
Joseph Elian Sarkis (1856-1932) né à Damas, est un homme de lettres et bibliographe.
Joseph Elian Sarkis, né à Damas en 1856, est un homme de lettres et bibliographe également connu par son activité de libraire-éditeur[1] exercée au Caire où il s'installe en 1912 mais aussi par certaines de ses publications[2]. Il exerça son activité littéraire en parallèle à une profession bancaire puisqu'il fut durant près de 35 ans employé à la Banque Impériale ottomane dans les agences de Beyrouth, Damas, Chypre, Ankara et Constantinople.


En tant que libraire-éditeur, il prend local, sous le nom de librairie J.E. Sarkis et Fils, à la rue al-Faggalah face au café les Champs Élysées qui s'y trouvait alors. Dans cette rue plusieurs commerçants en livres venaient de s'établir après que la célèbre rue al-Hallougi, où se regroupaient autrefois, scribes, écrivains et marchands de livres anciens, eut été remplacée par la construction des nouvelles rues al-Azhar, al-Darassa, al-Machhad et al-Husseini.
La contribution éditoriale majeure de J.E.Sarkis est la parution du célèbre Dictionnaire encyclopédique de bibliographie arabe qu'il dédie à Ahmed Teymour Pacha, un grand savant et ami[3]. C'est dans la très riche bibliothèque d'Ahmed Teymour, léguée plus tard à la bibliothèque nationale d'Égypte, que se préparera le dictionnaire encyclopédique de Joseph Elian Sarkis.
Avant l'âge de vingt ans, Joseph Sarkis s'était déjà adonné à l'écriture, par des travaux de traductions du français vers l'arabe, d'ouvrages célèbres, Les Naufragés de Spitzberg et Cinq semaines en ballon par Jules Verne[4],[5],[6]; tous deux furent publiées dans le Beshir, un journal hebdomadaire publié entre 1874 et 1884 par la Société de Jésus à Beyrouth[7].
Plus tard, il traduira un Abrégé de l'histoire sainte[8], qui est toutefois un écrit resté inaccessible. Il fut édité en arabe et en français, à l'usage des écoliers[9].
Membre d'honneur de la Société d’Archéologie Russe d'Istanbul[10], ville où il réside un temps, il effectue des recherches sur les antiquités en particulier sur la numismatique[11]. Sa contribution scientifique sur ce sujet est publiée dans les périodiques Al-Muktataf, Al Mashrik et Lughat al arab, qui étaient, en Orient, parmi les plus importants périodiques en langue arabe[7].
Les services qu'il rend à la Bibliothèque Vaticane, à travers son activité de libraire-éditeur, lui font mériter en 1926, à la demande de Mgr Eugène Tisserant, le titre de chevalier de Saint-Grégoire[12].



