Joseph Gemain
footballeur, dirigeant et journaliste sportif français
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Joseph Paul Gemain, né le à Cossé-le-Vivien et mort le à Rennes[1], est un footballeur, dirigeant et journaliste sportif français à l'origine du Stade vannetais, du Stade lavallois, du Stade Lavallois Omnisports[2], de l'Union athlétique rennaise[3] et de la Ligue de Bretagne d'athlétisme. Il est présenté par Jos Guihéry[4] comme le Napoléon des obscurs et des sans grades.
| Joseph Gemain | ||
Joseph et Guy Gemain en 1929 | ||
| Biographie | ||
|---|---|---|
| Nationalité | ||
| Naissance | Cossé-le-Vivien (France) |
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| Décès | (à 57 ans) Rennes (France) |
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| Poste | Attaquant | |
| Parcours senior1 | ||
| Années | Club | M.(B.) |
| 1902-1904 | ||
| 1904-1906 | ||
| 1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés. Dernière mise à jour : 17 juin 2018 |
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Biographie
Origine
Né le à Cossé-le-Vivien[5] en Mayenne, il passe son enfance à Vannes. Il arrive à Vannes avec sa famille en 1885. Joseph Louis Gemain, son père, est employé comme herboriste[6] dans une pharmacie ; Emma Reuzeau, sa mère, est sage-femme[7].
Vannes et la Mayenne
Alors lycéen à Jules-Simon, il participe à la création en 1898, avec son frère Edmond Gemain et un copain Georges Ménard[8], fonctionnaire, du Stade vannetais[9]. En même temps, il est à l'origine de la création[10] de la première feuille sportive bretonne : Semaine sportive bretonne en 1900[11], qui ne tarde pas à mener campagne pour la création d'une fédération sportive régionale[10].
Il obtient le baccalauréat en 1898, et donne des cours dans un collège à Vannes. En 1902, à 20 ans, il est nommé adjoint technique des Ponts-et-Chaussées à la mairie de Laval.

Le , il participe à la création du Stade lavallois omnisports[12] où il devient en athlétisme champion de Bretagne du 100 m[13]. Il est capitaine et avant-centre de la toute première équipe de football du Stade lavallois.
Il crée aussi la Fédération sportive bretonne, auquel adhère en janvier 1902, le Stade rennais. Il devient la même année secrétaire du comité de Bretagne créé le [14], membre de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), fédération sportive au sein de laquelle le mouvement laïque est représenté[15],[16], puis en 1903 président. Il le resta jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale avec un intermède en 1913 et 1914. Du comité de Bretagne[10] sont sortis les Comités et les Ligues des différents sports[10]. En 1902, aussi, est créé le Premier championnat de Bretagne, et en 1903, Joseph Gemain remporte son premier championnat de Bretagne du 100 mètres[10].
À la suite d'une mutation administrative en , il est de retour à Vannes où il reprend en main le Stade vannetais qui fit partie de l'élite du football breton de 1903 à 1911. Il se marie le à Pontivy avec Louise Le Brigand. Il devient directeur des services de la voirie de la mairie de Vannes. Pendant 10 ans, Joseph Gemain[10] assure les fonctions de dirigeant animateur du Stade vannetais et de secrétaire général du Comité de Bretagne, tout en participant à la fondation de la société de tir réduit La Carabine[10]. Il participe aussi à l'organisation d'oeuvres sociales de mutualité ou d'habitations à bon marché[10] (vice-président du Foyer vannetais, et membre du Comité départemental du Morbihan). Il pratique alors assidument l'athlétisme et le football. Il est six fois champion de Bretagne.
Se considérant comme un propagateur du sport dans l'Ouest de la France[17], il envoie des informations au rédacteur de la rubrique sportive du journal l'Ouest-Eclair dès 1904[18].
Pour Philippe Tétart, il rédige des billets sportifs dans le journal l'Ouest-Eclair[11] à partir de 1905-1906, en signant les articles par « E. Phil »[18]. À partir de 1908-1909, « E. Phil » s'oppose dans ses articles à la vision de la politique sportive du Stade Rennais[18].
Fonctions nationales
En 1910, Joseph Gemain quitte la direction de la voierie de Vannes pour s’installer à Rennes, où il se lance dans les assurances[18]. Sur le plan sportif, il rejoint le Stade Rennais.
Il commence dès lors les périodes de fonctions nationales[10]. Il dirige la Commission Centrale de Football Association, et entra à la Commission scolaire. En 1914, il est élu président du Comité UFSA de Bretagne, et prend pendant la Première guerre mondiale[10] une part active à l'organisation du service régional de l'Education Physique[10], et des manifestations qui ont lieu au Parc des Sports de Rennes[10]. Suite aux dissensions autour de la question de l’autonomie du sport régional, Joseph Gemain quitte l'Ouest-Eclair en 1914 pour le journal Nouvelliste de Rennes[18].
Après la Première guerre mondiale, il participe à la transformation de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), en fédérations autonomes en 1920. Il est vice-président de la Fédération française d'athlétisme à sa création le [19].
Il s'investit dans :
- la ligue de Bretagne d'athlétisme
- la ligue de l'Ouest de football association dont il fut vice-président auprès d'Ernest Folliard[10]
- le comité de Bretagne de natation, auprès de M. Delausme[10].
En 1921, il fonde la ligue de Bretagne d'athlétisme[20], qu'il dirige jusqu'en 1930.
Aux Jeux olympiques d'été de 1924, il est membre du jury, il fait partie du Comité consultatif de l'Education Physique au Ministère de l'Instruction Publique. En 1928, il reçoit la Légion d'Honneur du Ministère de la Guerre concernant l'Education physique et la préparation militaire[10]. Il mène de nombreuses campagnes en faveur du sport, et c'est à la suite de plusieurs de ses démarches énergiques[10] que sont crées le Jardin municipal des Sports à Vannes, le Stade Courtemanche à Rennes, le Vélodrome de Rennes, et la Piscine Saint-Georges[10].
Journaliste
Journaliste sportif, il dirige la rédaction du journal La Semaine sportive bretonne et assure parfois l'intérim au quotidien Le Nouvelliste de Bretagne[9]. Il est décédé à Rennes le . Il a été aussi vice-président de la fédération française d'athlétisme[10].
Postérité
Son frère, Edmond Gemain sera maire de Vannes pendant l'Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa fille Odette Gemain, née le à Vannes, est aussi une athlète de haut-niveau[21]. Elle est championne de France du relais 4x100 m en 1934[22]. Elle décède le à Lancieux à l’âge de 107 ans.
Distinctions personnelles
Chevalière de l'ordre du Mérite agricole[10]
Officier du Nichan Iftikhar[10]- Officier de l'Instruction publique
Chevalier de la Légion d'honneur ()