Joseph Gueusquin

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nationalité Française
Profession
Restaurateur, entrepreneur
Joseph Gueusquin
Naissance
Forges-sur-Meuse (Meuse)
Décès (à 69 ans)
Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Profession
Restaurateur, entrepreneur

Joseph Gueusquin, né le à Forges-sur-Meuse (Meuse)[1], mort le (à 69 ans) au Plessis-Piquet (Seine), aujourd'hui Le Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine)[2], est un restaurateur et entrepreneur français du XIXe siècle. La commune du Plessis-Robinson doit son nom à son restaurant Au Grand Robinson, ainsi que le gentilé de ses habitants (les Robinsonnais)[3].

Né d'un père tisserand dans un village de Meuse, il est l'avant-dernier d'une fratrie de quatre garçons. Il monte à Paris tenter sa chance, et se marie en 1845 à Croissy-sur-Seine avec Olimpe-Amable Arnoult, tandis que, « garçon marchand de vin », il demeure au fort de Bercy chez Jean Souhaut, marchand de vin traiteur, son cousin germain et son témoin[4].

Une source indique qu'il aurait été marchand de vins et restaurateur rue d'Hauteville à Paris[5].

Il s'installe en 1848 au Plessis-Piquet, estimant que la nouvelle ligne de chemin de fer de Paris à Sceaux, inaugurée deux ans auparavant, prolongée par des calèches desservant le Plessis-Piquet, allait lui permettre de mettre en œuvre son idée : attirer une nombreuse clientèle parisienne avide d'air pur, de nature et de pittoresque, en construisant, au hameau Saint-Éloi[6],[7], un restaurant perché dans un des énormes chataîgniers de la région, qu'il baptise Au Grand Robinson[N 1],[N 2]. Un système de poulies et de cordes permet de hisser les repas dans des paniers[8],[9],[10]. Le succès est immédiat et important. Joseph Gueusquin fait de nombreux émules, que la concurrence conduit à proposer des distractions variées : restaurants, bars, guinguettes, dancings, manèges, balançoires, courses d’ânes et autres attractions apparaissent dans ce nouveau quartier qui prend vite le nom de l’établissement qui est à l’origine de son développement[5],[11]. En , un de ses fils naît au Plessis-Piquet, au « lieu-dit Robinson », où il est restaurateur[12].

Dès 1849, Joseph Gueusquin édite une brochure-guide touristique intitulée Guide des promeneurs dans la campagne de Sceaux, les bois d'Aunay, Plessis-Picquet, Fontenay-aux-Roses... avec une carte indiquant exactement tous les chemins[13].

En , il est restaurateur et adjoint au maire du Plessis-Piquet[14].

Les guinguettes de Robinson ont vu passer des hommes de lettres tels que Balzac, Musset, Zola[9], des têtes couronnées telles que le prince Louis Bonaparte futur Napoléon III en 1848[15], le roi d'Espagne et le tsar de Russie, ainsi que Lénine, et plus tard Maurice Utrillo en fera sept ou huit tableaux[16],[6].

Au Grand Robinson devient rapidement une entreprise familiale : Philippe, frère de Joseph, lance à proximité Aux deux marronniers, puis avec son fils Eugène Le Pavillon Bleu et Le Gros Châtaignier. Ernest, qui succède à Joseph, son père, rebaptise en 1888 l'établissement paternel Le Vrai Arbre de Robinson. Il rachète par ailleurs un pavillon de l'Exposition universelle de Paris de 1889 pour en faire une guinguette nommée L'Ermitage[5],[17],[11].

Il y eut jusqu'à environ 200 restaurants à cabanes à la fin du XIXe siècle[9]. Les dernières guinguettes de Robinson cesseront leur activité au milieu du XXe siècle[18].

Au XXIe siècle, l'emplacement du Vrai arbre correspond approximativement au 111 rue de Malabry[19], et aux coordonnées géographiques 48° 46′ 42″ N, 2° 16′ 20,8″ E[20].

Hommages

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI