Joseph Horenbant
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Famille
Né rue Sainte-Anne à Gand le , Joseph (Judocus Josephus) Horenbant est le fils de Benedictus Josephus Horenbant (1833-1913), journalier, et de Theresia Francisca De Buyser (1835-1924), tous deux nés à Bruges, où ils se sont mariés le [1].
Formation
À partir de 1874, Joseph Horenbant étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Gand, sous l'égide de Théodore Canneel. Ensuite, il s'établit durant deux ans à Paris, où il bénéficie des conseils du peintre naturaliste français Jules Bastien-Lepage[2].
Carrière
En 1886, Joseph Horenbant devient professeur de peinture décorative, puis en 1906, de peinture d'après nature à l'Académie des beaux-arts de Saint-Nicolas. Il est directeur de l'institution de 1899 à 1932, puis, à la fin de sa vie il enseigne à l'Académie de Ledeberg, quartier de Gand, où il demeure durant toute son existence. Il est également l'un des fondateurs et le conservateur du musée d'art local de Saint-Nicolas et le fondateur d'un Prix Joseph Horenbant. De 1911 (ou 1913), et jusqu'en 1918, il est président du Cercle artistique de Gand[2].
Joseph Horenbant expose deux peintures intitulées Coin d'atelier et Les Soins au Salon de Gand de 1889, puis participe à plusieurs salons triennaux belges jusqu'en 1926[3]. En , il est invité à participer au second salon du cercle anversois Les XIII[4].
Il présente Intérieur de la cathédrale Saint-Sauveur à Bruges, à l'Exposition de Bordeaux de 1895[5]. Il obtient une médaille de bronze pour sa toile Seule ! Intérieur à l'Exposition Universelle de 1900 organisée à Paris et participe à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1910, où il envoie Le Repos des paysans[6].
Joseph Horenbant meurt à l'âge de 93 ans, le à Ledeberg[1].
Œuvre
Caractéristiques
Joseph Horenbant est un peintre à la touche réaliste originelle, évoluant, au début du XXe siècle vers l'impressionniste et le luministe représentant des paysages, des scènes de genre et des intérieurs illustrant parfois des thèmes sociaux et religieux[2].
Réception critique
En , lorsque Joseph Horenbant expose ses toiles au Cercle artistique de Gand, le critique d'art de L'Indépendance belge écrit :
« M. Horenbant expose une série de seize toiles, toutes empreintes d'un cachet artistique très réel, et parmi lesquelles se trouvent de délicieux intérieurs flamands, comme L'Enfant malade, et un excellent effet de lumière, Sous la lampe. Citons, en outre, quelques très bons paysages. Les Soirs sont d'une poésie discrète. Avant la procession est une agréable scène villageoise. Mentionnons enfin L'Antiquaire, une étude de tête très délicate[7]. »
Expositions triennales en Belgique
- Salon de Gand (XXXIVe) de 1889 : Coin d'atelier et Les Soins[3].
- Salon d'Anvers de 1891 : Vue intérieure de la chapelle de Jérusalem à Bruges et Étude de femme[8].
- Salon de Gand (XXXVe) de 1892 : Triste journée, Grand'mère et Les Lavandières[9].
- Salon de Bruxelles de 1893 : Vertus théologales et Les Commères[10].
- Exposition universelle de 1894 à Anvers : Intérieur de la cathédrale de Bruges et Intérieur (atelier de sculpteur)[11].
- Salon de Gand (XXXVIe) de 1895 : Soir ; novembre et La Vieille nourrice[12].
- Salon de Gand (XXXVIIe) de 1899 : Les Pommes de terre (triptyque)[13].
- Salon de Bruxelles de 1900 : Les Pommes de terre (triptyque) et Décembre[14].
- Salon d'Anvers de 1901 : Heureux foyer et Mois de Marie.
- Salon de Gand (XXXVIIIe) de 1902 : Heureuse vieillesse
- Salon de Bruxelles de 1907 : La Dentellière et Sous la lampe[15].
- Salon de Gand (XXXIXe) de 1909 : La Grande boucherie de Bruges.
- Salon de Gand (XLIIe) de 1922 : Intérieur d'église.
- Salon d'Anvers de 1926 : Intérieur d'église.
Collections
- Dentellières, toile conservée au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[16].
- Sol d'une église, étude, crayon papier au Musée des Beaux-Arts de Gand[17].