Joseph Jacquemotte

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Sépulture
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Surnom
JefVoir et modifier les données sur Wikidata
Joseph Jacquemotte
Fonction
Député de la Chambre des représentants de Belgique
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Saint-Gilles (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
JefVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
LepicVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Autres informations
Partis politiques
Mouvement
Vue de la sépulture.

Joseph Jacquemotte, né le à Bruxelles et mort le dans la même ville, est un syndicaliste et homme politique belge, membre fondateur et dirigeant du Parti communiste de Belgique PCB), fondateur et directeur des journaux L'Exploité (1911-1914 et 1918-1921), le Drapeau rouge (1921-1936) et La Voix du Peuple (1936), il a été de tous les combats, de toutes les luttes sociales qui ont rythmé la première moitié du XXe siècle.

Né dans un milieu modeste, Joseph Jacquemotte était le fils d'un ancien sous-officier de carrière d'origine ouvrière et liégeoise qui entra dans la police communale de Bruxelles[1]. Grâce à son père, il bénéficia d'une instruction primaire à l'école des pupilles de l'armée, mais il fut réformé, pour sa vue, quand à 16 ans, il s'engagea comme caporal[2] recommandé au troisième régiment de ligne. Il entreprit de gagner sa vie comme employé de commerce. S'il participa, comme jeune garde socialiste, aux bagarres de rue qui marquèrent à Bruxelles l'agitation pour le suffrage universel en 1902, il ne se syndiqua que plus tard, quand il travailla comme vendeur chez Bernheim et Meyer — qui deviendra plus tard l'Innovation. Licencié pour activité syndicale. Il entra au comité du Syndicat des Employés (socialistes) qui le désigna comme son premier Secrétaire régional permanent en [2]. C'est sous sa direction que va se développer la première grève des employés en Belgique : en 1914, au Grand Bazar Anspach, le personnel se croise les bras contre le travail du dimanche matin.

Séduit par le socialisme, influencé par son frère, il rejoint la section de Bruxelles du Parti ouvrier belge (POB). Jacquemotte n’allait toutefois manifester que peu d’intérêt pour les discussions théoriques, préférant l’action, les luttes sur le terrain, par lesquelles il gagna une grande popularité à Bruxelles. Les bases de sa pensée étaient simples : une lutte pour l’égalité sociale, radicale et sans concession à l’ordre bourgeois. Jacquemotte était avant tout un militant syndical : bon tribun, il n'était guère théoricien, sa formation doctrinale était rudimentaire et éclectique, faite plus de brochures de propagande que d'ouvrages d'idéologie : les séjours en prison que lui valut son action syndicale — dont trois mois en 1911 — furent l'occasion d'enrichir son bagage intellectuel : du marxisme, il s'en imprégna, pendant la guerre, à partir des cours qu'il suivit à la Centrale d'Éducation ouvrière.

Du syndicalisme-révolutionnaire au communisme (1914-1921)

À la veille de la Première Guerre mondiale, il était devenu au sein du Parti ouvrier belge le représentant d’une minorité « socialiste-révolutionnaire » qui s’exprimait dans le journal L’Exploité créé en 1911, d'abord bimestriel, puis, avec l'appui qu'il rencontra, hebdomadaire. Ce journal entendait rassembler « au sein du parti ouvrier la minorité qui pense que le Parlement ne résoudra pas seul la question sociale. Le syndicalisme, à notre avis, aura le plus grand rôle dans cette tâche. Si nous croyons que le syndicalisme révolutionnaire doit renverser la société bourgeoise et instaurer la société collectiviste ou communiste de demain, nous sommes aussi d'avis que les syndicats actuels doivent arracher par tous les moyens en leur pouvoir toutes les améliorations matérielles [...] et par une sorte d'expropriation partielle préluder à la grande expropriation finale ». Mais le journal ne se consacrait pas uniquement à la propagande du syndicalisme révolutionnaire et de l'exemple de la C.G.T. française. Il manifestait des préoccupations philosophiques et morales qui rappelaient le passé anarchiste de ses principaux collaborateurs — anticléricalisme et athéisme militant, procréation consciente...

Durant la Grande Guerre, il inclina de plus en plus vers le marxisme et le communisme qui semblaient mieux correspondre à ses aspirations. Après 1918, Jacquemotte, décidé à structurer un courant oppositionnel au sein du P.O.B., chercha à regrouper et à peser sur l’orientation du programme socialiste en relançant L'Exploité, interdit durant l'occupation allemande, autour duquel se crée un groupe de soutien : Les Amis de L'Exploité. Mais la stratégie échoua ; bien que membre du Conseil général du P.O.B., il fut vite marginalisé par le courant réformiste qui soutenait la première participation gouvernementale du parti.

En , Jacquemotte réunit même un Congrès national des Amis de l'Exploité. Ceux-ci se dotèrent en outre d'un Conseil général. Ceci équivalait, aux yeux des dirigeants du P.O.B., à la formation d'un « parti dans le parti ». Un Congrès de discipline, réuni en , déclara qu'il y avait « violation des statuts du parti ». La situation devenait intenable. Jacquemotte ne fut pas expulsé mais il n'avait pas d'autre solution que de quitter le P.O.B.. Il ne fut suivi que par une poignée de militants souvent issus des Jeunes Gardes Socialistes ou du Syndicat des Employés. « Cet empoisonneur de l’esprit ouvrier », comme l’appelait Émile Vandervelde, avait totalement échoué à regrouper la masse des radicaux et des révolutionnaires du P.O.B. Il n’abandonna pourtant pas et décida de poursuivre son combat mais peu d’alternatives s’offraient à lui. En , le Congrès des Amis de l'Exploité franchit la dernière étape : la création du Parti communiste belge qui regroupait environ 200 membres.

Le dirigeant communiste (1921-1936)

Notes et références

Annexes

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