Joseph Pholien

homme d'État belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Pholien (né le à Liège et décédé le à Bruxelles) est un homme d'État belge catholique et un Premier ministre de Belgique.

GouvernementPholien
CoalitionPSC-CVP
PrédécesseurJean Duvieusart
Faits en bref Fonctions, Premier ministre belge ...
Joseph Pholien
Illustration.
Buste de Joseph Pholien au Palais de la Nation
Fonctions
Premier ministre belge

(1 an, 4 mois et 30 jours)
Monarque Léopold III
Baudouin
Gouvernement Pholien
Coalition PSC-CVP
Prédécesseur Jean Duvieusart
Successeur Jean Van Houtte
Biographie
Nom de naissance Joseph Clovis Louis Marie Emmanuel Pholien
Date de naissance
Lieu de naissance Liège (Belgique)
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Bruxelles (Belgique)
Sépulture Cimetière d'Ixelles à Bruxelles (Belgique)
Nationalité belge
Parti politique PSC-CVP
Religion catholicisme
Résidence 16, rue de la Loi

Image illustrative de l’article Joseph Pholien
Premiers ministres belges
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Biographie

Joseph Pholien est issu d'une famille liégeoise catholique. Il est le fils de François Pholien, avocat général à la Cour de Cassation, et de Lambertine David. Il se marie à Weert en avec Isabelle Dor (1890-1972), fille d’un industriel wallon de Budel aux Pays-Bas. Le couple aura une fille, Béatrice née en 1915[1].

Il fait ses études secondaires à l'Institut Saint-Louis à Bruxelles. Docteur en droit à l'Université libre de Bruxelles, il est reçu au barreau de Bruxelles le [2].

Lors de la Première Guerre mondiale, il s'engage comme volontaire de guerre en rejoignant l'Angleterre en 1916. Il est fait prisonnier sur le front par les Allemands fin .

Il reprend ensuite ses fonctions d'avocat au barreau de Bruxelles. Il est élu conseiller communal d'Ixelles de 1926 à 1929.

En 1936, le parti catholique lui offre un siège de sénateur provincial coopté, mandat qui est sans arrêt renouvelé. Il est ministre de la Justice dans le gouvernement Spaak I en 1938-1939.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint l'armée comme lieutenant de réserve à l'état-major de la 18e division d'infanterie. Il est ainsi associé aux combats de cette division à Mont-Saint-Amand, Tronchiennes et Maldegem. À la suite de la capitulation belge, il est arrêté à trois reprises par les Allemands pendant la guerre en 1941, 1942 et 1943. Menacé d'être assassiné, il est contraint de passer dans la clandestinité[2].

Après la libération du roi Léopold III en , il se rend à Sankt-Wolfgang en Autriche, lieu de sa détention et à la demande expresse du roi, avec Albert Devèze et Paul Van Zeeland[3]. L'entrevue ne dégage pas de solution pour le retour immédiat du roi en Belgique et Léopold III se voit contraint de s'installer en Suisse. En 1946, Joseph Pholien comme son parti est favorable au retour du roi Léopold III en Belgique mais ne refuse pas l'organisation d'une consultation populaire sur cette question.

Il est désigné Premier ministre, chef du gouvernement belge, le jusqu'au en remplacement de Jean Duvieusart. Sa désignation par sa famille politique PSC-CVP est destinée à apaiser les relations entre le gouvernement belge et la famille royale et à mettre un terme à la Question royale. Réputé léopoldiste convaincu et conservateur bon teint, Joseph Pholien tente pendant sa période à la tête du gouvernement de remédier aux tensions au sein de la famille royale entre le roi Léopold III et son frère, le régent Charles de Belgique, ainsi qu'à la méfiance du roi Baudouin Ier, successeur du roi Léopold III, vis-à-vis de la classe politique belge. De même, dans un contexte de tensions croissantes entre le bloc communiste et occidental, la durée du service militaire est portée de un à deux ans par son gouvernement.

En , Il cède son maroquin à Jean Van Houtte[4] dans le gouvernement duquel il est ministre de la Justice[5]. Il reprend ensuite ses activités d'avocat à la Cour d'appel. Il est sénateur coopté jusqu'au [2].

La tombe de Joseph Pholien au cimetière d'Ixelles à Bruxelles.

À la suite de son décès le , il est inhumé dans le caveau familial au cimetière d'Ixelles.

Distinctions

Le , il est nommé ministre d'État par le roi Baudouin Ier[3].

Parmi les nombreuses distinctions, il a reçu les décorations suivantes[6],[7]:

Références

Liens externes

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