Joseph Rollet

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Nom de naissance
Pierre Joseph Martin RolletVoir et modifier les données sur Wikidata
Joseph Rollet
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Joseph Martin RolletVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Madeleine Rollet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Alexandre Lacassagne (gendre)
Félix Rollet (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinction
« Joseph Rollet 1824 - 1894, professeur à la faculté de médecine de Lyon ». Caveau familial de Joseph Rollet, au cimetière de Beynost, où il est enterré.

Martin Pierre Joseph Rollet, né le à Lagnieu et mort le à Lyon, est un médecin, vénérologue et chirurgien français.

Portrait de Joseph Rollet par Jean-Baptiste Chatigny, 1880.

Fils d'un maître de poste et neveu d'un religieux janséniste, Joseph Rollet commence des études classiques au petit séminaire de Meximieux et les poursuit au collège royal de Lyon[n 1] où il obtient, à dix neuf ans, le prix d’honneur de philosophie[1].

Il commence ses études médicales à l'École de médecine de Lyon (qui ne deviendra faculté qu’en 1877), mais, au bout d’une année, il part concourir à l'externat des hôpitaux de Paris ; reçu sixième, sur une promotion de cent quatre-vingt concurrents, il peut choisir le service d’Armand Trousseau. Il est nommé interne en 1845 et sera affecté dans les services de chirurgie de l'Hôpital Beaujon, à l’Hôpital de la Pitié chez Jacques Lisfranc, à l'Hôpital Saint-Antoine chez Auguste Bérard et enfin chez Stanislas Laugier à l’Hôtel-Dieu de Paris.

Le , il soutient à la Faculté de médecine de Paris, une thèse de doctorat intitulée « Des hémorragies traumatiques à l’intérieur du crâne » ; la même année, il se présente au concours de chirurgien major de l'Hôtel-Dieu de Lyon, mais y échoue[n 2].

Loin de se décourager, il se présente et est reçu au concours de chirurgien-major de l'Hôpital de l'Antiquaille de Lyon, le , un poste qu'il n'occupera que cinq ans plus tard, en 1855 ; entre-temps, il installe un cabinet médical Rue Claudia pour y développer une clientèle et se consacre à l’étude des maladies vénériennes, en effet la dermato-vénérologie était, depuis longtemps, une des spécialités phares de ce grand hôpital lyonnais. Il exerce la fonction de chirurgien-major jusqu'en 1864, date à laquelle le règlement l'oblige à quitter son poste : ces neuf années lui suffisent néanmoins à révolutionner la vénérologie.

À la création de la faculté de Médecine de Lyon, en , Rollet semble le mieux placé pour occuper la chaire de clinique des maladies cutanées et vénériennes, mais c'est Antoine Gailleton, (qui lui succède comme chirurgien-major), qui est nommé et Rollet hérite de la chaire d’hygiène : il s’attache à remplir son rôle avec conscience. Secrétaire puis président du Conseil départemental d’hygiène, il présente de nombreux rapports concernant les Industries et Établissements insalubres et les épidémies de fièvre typhoïde qui touchent Lyon en 1874[n 3] et Cluny en 1887[n 4].

Rollet doit faire de la clientèle pour gagner sa vie : il pratique la médecine générale mais se spécialise dans les maladies de la peau et les maladies vénériennes ; après son cabinet de la rue Claudia, il s'installe au 41, rue Saint-Pierre, (actuellement rue Paul-Chenavard) où il réside jusqu’en 1892 puis il transfère son cabinet au 10 de la rue des Archers.

C’est là qu'il meurt subitement, le , alors qu'il vient de terminer la rédaction du discours qu'il devait prononcer le lendemain comme président du congrès de Dermato-vénérologie qui s'ouvrait à Lyon ; ses obsèques ont lieu le et l'inhumation a lieu à Beynost, où Rollet possédait une résidence d’été.

Marié en 1855 à la fille d'un notaire de Roanne, Mlle Jullièron, il a avec elle deux enfants : un garçon prénommé Étienne (1862-1937) qui suit les traces de son père et devient professeur de clinique ophtalmologique[n 5] et membre de l'Académie de Médecine et une fille, qui épousera en secondes noces Alexandre Lacassagne, l'un des pionniers de la Médecine légale.

Nommé correspondant de l’Académie de médecine seulement en 1885, il ne fut élu associé national que début 1894, deux mois avant sa mort ; l’année précédente, il avait été nommé Correspondant de l’Institut. Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1864, à l’occasion du voyage de l’Impératrice Eugénie pour l'inauguration de l'Asile auquel l'administration hospitalière avait donné son nom. Il était également Membre de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon[2], président de la Société nationale de Médecine de Lyon et président d'Honneur de la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie.

Publications et apport scientifique

Notes et références

Voir aussi

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