Joseph Vidal de la Blache

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Décès
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Bois de la Gruerie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Joseph Vidal de la Blache
Biographie
Naissance
Décès
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Bois de la Gruerie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
École spéciale militaire de Saint-Cyr (-)
Université de Paris (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Parentèle
Alfred Nicolas Rambaud (beau-père)
Emmanuel de Martonne (beau-frère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Joseph Vidal de la Blache, né le à Castres dans le département du Tarn et mort pour la France au bois de la Gruerie près de Vienne-le-Château (Marne) le , est un officier, historien militaire et géographe français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Henri Joseph Marie Casimir Vidal de la Blache, né le à Castres[1], est le fils du géographe Paul Vidal de la Blache (1845-1918) et de Laure Marie Elisabeth Mondot (1845-1914)[2].

Il prépare au lycée Louis-le-Grand le concours d'admission à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr qu'il passe deux fois (1891[3] et 1892) et intègre la promotion du Siam (1892-1894)[1],[4]. Après ses études, il est sous-lieutenant puis lieutenant (1896) au 1er bataillon de chasseurs à pied à Verdun de 1894 à 1899[5]. En 1899, il entre à l'École supérieure de guerre et en sort stagiaire à l’état-major du 12e corps d'armée[6].

Le , il épouse Juliette Solange Rambaud (1883-1907), fille de l'ancien ministre de l'Éducation nationale et professeur Alfred Nicolas Rambaud, à la mairie du 6e arrondissement de Paris. Les témoins du marié sont l'académicien Émile Gebhart et son oncle le général de brigade François Vidal de la Blache, ceux de la mariée sont Eugénie Risler, veuve de Jules Ferry et l'académicien Ernest Lavisse[7]. En 1904, il est attaché comme officier d’ordonnance au général gouverneur de Verdun. Il perd sa jeune épouse en 1907, quelques jours après la naissance de leur deuxième fils. La même année, il est nommé capitaine au 20e bataillon de chasseurs à pied à Baccarat [6].

Son séjour de plusieurs années en Lorraine lui fournit le sujet de son Étude sur la vallée lorraine de la Meuse qu'il présente à la Sorbonne en comme thèse de doctorat[8]. Cette monographie reconstitue l'histoire du réseau hydrographique du Nord-Est de la France[9].

En 1909, il est nommé à la section historique de l’état-major de l’armée[6] et se consacre à l'histoire militaire, publiant l'analyse de campagnes du XXe siècle en Autriche, en Prusse et en Espagne[10]. Il épouse Suzanne Mathilde Roos Van den Berg (1882-1972), professeur au lycée de jeunes filles de Reims, le à la mairie du 6e arrondissement de Paris[11],[12].

Ses travaux sur L'Évacuation de l'Espagne et l'invasion dans le Midi (juin 1813-avril 1814) publiés en deux volumes lui valent la reconnaissance de l'Académie française qui lui attribue le prix Thérouane en 1914. Ernest Lavisse rapporte que « le commandant Vidal de la Blache était un perpétuel travailleur. Il ne voulait ni loisirs, ni distractions. Très réfléchi, enfermé en lui même, rarement un sourire éclairait son sérieux et beau visage »[13]. Christian Pfister écrit que la Revue historique lui doit « une série d'articles qui sont signés de façon discrète par de simples initiales » dans les numéros 128, 133, 134 et 151[14].

À la déclaration de la Première Guerre mondiale, il est officier à l’état-major d’une armée et a rédigé un manuscrit en deux volumes sur la Campagne d’Eylau et de Friedland[13]. En , il est nommé chef de bataillon au 150e régiment d’infanterie[15].

À partir de , son régiment est posté dans les bois de La Gruerie et tient le secteur de Bagatelle. C'est lors d'une attaque contre les tranchées ennemies, à la « tranchée du bec de poule », que Joseph Vidal de la Blache est tué le [6],[16],[17],[18]. Il est cité à l'ordre de l'armée : « A chargé vigoureusement à la tête de son bataillon, donnant le plus bel exemple de bravoure et d'intrépidité Est tombé devant les tranchées ennemies »[19].

Son corps est inhumé à la nécropole nationale de Saint-Thomas-en-Argonne (tombe 4327)[20].

Œuvres principales

Distinctions

Hommages

Références

Voir aussi

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