Joseph Vitta

banquier, mécène et collectionneur d'art français From Wikipedia, the free encyclopedia

Joseph Raphaël Vitta, né le à Lyon et mort le au Breuil[1], est un banquier, collectionneur d'art et important donateur des musées, italien né et ayant vécu en France.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
Le BreuilVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Breuil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joseph Raphaël VittaVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Baron, Naissance ...
Joseph Vitta
Joseph Vitta par Waléry vers 1933.
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
Le BreuilVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Breuil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joseph Raphaël VittaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Mère
Hélène Vitta (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Propriétaire de
Hôtel du Gouverneur militaire de Lyon (-), Apollon vainqueur du serpent Python (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Société de géographie de Lyon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
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Biographie

Le baron Joseph Vitta est le fils du baron Jonas Vitta (1820-1892), riche banquier et négociant en soie, italien de Casale Monferrato installé à Lyon, et de la baronne Hélène Oppenheimer (1837-1901), issue de la haute bourgeoisie parisienne. Il est le petit-fils de Giuseppe Raffaele Vitta, banquier de Casale Monferrato élevé au rang de baron héréditaire par Victor-Emmanuel II en 1855[2]. Il est de frère aîné d’Émile Vitta et de Fanny Vitta[3].

Collectionneur, bibliophile, commanditaire d'œuvres d'art, donateur, mécène, il reste toute sa vie un classique, marqué par l'empreinte des peintres du XVIIIe siècle et du romantisme. Ses goûts le portent vers Théodore Géricault et Eugène Delacroix que sa famille connaissait et fréquentait. Son admiration pour Delacroix, dont il possède le fameux tableau La Mort de Sardanapale, n'a d'égale que celle qu'il a pour Jules Chéret, l'ami de toute sa vie. Il devient aussi collectionneur et mécène d'Auguste Rodin[4],[5].

À partir de 1892, le baron Joseph Vitta supervise la construction de la villa La Sapinière à Évian suite au décès de son père qui vient de la commanditer. L'édifice de style Quattrocento florentin est bâti entre 1892 et 1896 par l'architecte Jean-Camille Formigé[6]. À partir de 1895, pour la décoration de cette maison familiale, il fait appel à de grands artistes de l'époque dont les sculpteurs Auguste Rodin[7],[5], Alexandre Falguière, Georges Gardet et Alexandre Charpentier, mais aussi les peintres et graveurs Albert Besnard, Félix Bracquemond et Jules Chéret[8].

En 1901, il fait la connaissance de Malvina Bléquette (1881-1948), modèle dans les ateliers de Jean-Jacques Henner et de Jules Chéret[9],[10]. Il l'épouse à Nice en 1922, après une liaison affichée vieille de vingt-et-un ans[3]. En prévision de leurs vieux jours, il fait construire la "villa Malvina" à l'entrée sud du Breuil, le village natal de sa femme[11]. Dans cette propriété, il aime se reposer au bord de son étang et converser avec l'instituteur et astronome Antoine Brun[12].

Entre 1925 et 1929, il est un important donateur des musées[13]. En 1929, il participe à la création de la Société des amis de Delacroix[9]. En 1936, il est nommé conservateur du musée Delacroix[14]. Sa nationalité italienne, qu'il conserve jusqu'à sa mort, et son appartenance à la religion juive sont des obstacles majeurs pour exercer une carrière publique[15].

Affaibli par une thrombose cérébrale survenue 1939[3] et tourmenté par la guerre qui fait de lui un juif étranger expulsable, il meurt au Breuil en 1942[10]. Il repose au cimetière du Breuil, face au caveau de la famille Bléquette où Malvina sera inhumée six ans plus tard.

Sur la tombe de Joseph Vitta, une dalle de granit de la Montagne bourbonnaise, on peut lire l'inscription « Qui riposa Signore Barone Giuseppe Vitta, Cavaliere dell'Ordine della Corona d'Italia ».

Donations

Décorations

Expositions

Voir aussi

Bibliographie

  • Albert Laurent, Les Vitta (1820-1954), Éditions Noirclerc et Fénétrier, Lyon, 1966.
  • William Saadé, François Blanchetière et al., Joseph Vitta : passion de collection, Préface de Jean Guiffrey, Semogy éditions d'art et ville d'Évian, Paris, 2014.
  • (en) Jane Van Nimmen, « Joseph Vitta: Passion de collection » (compte-rendu de l'exposition), Nineteenth-Century Art Worldwide, vol. 13, no 2, (lire en ligne).
  • Jean-François Dumoulin, Joseph Vitta : correspondance (1925-1939), Éditions de l'INHA, 2023.

Liens externes

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Notes et références

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