Il entre au service en comme élève de la Marine[1], et après plusieurs embarquements en 1789 et 1790, il embarqua sur la frégate la Prudente aux Antilles en 1790-1791 sous les ordres de Louis Thomas Villaret de Joyeuse[2]. Une division est envoyée pour y rétablir l’ordre. L’opération sera un échec total, la plupart des équipages se mutinant. La Prudente sera l’un des seuls bâtiments où la discipline sera maintenue ce qui fait attirer l’attention sur son commandant.
Il participe à la campagne de Saint-Domingue et à Terre-Neuve sous les ordres de Louis Thomas Villaret de Joyeuse[2]. Revenu à Lorient, la même année (1790), il retourna à Saint-Domingue en 1791, et y fut employé comme commandant de goélette, puis d'un fort contre les esclaves révoltés. Il retourne à son bord pour faire la station de terre-Neuve d'où il est revenu au mois de [2].
Il gravit tous les échelons. Il est plusieurs fois blessé grièvement. Il a été fait commandant d'un bataillon d'élite de l'Armée catholique et royale en 1795[2]. Il est blessé d'un coup de sabre en . Il est colonel, chef de division en 1796. Il est blessé de 13 coups de sabre, lorsque se battant à un contre dix, il fut laissé pour mort en accompagnant son chef sur le champ de bataille le . Il est nommé chef de division trois jours après. Sauvé comme par miracle, il est rentré à Nantes en [2].
Lors de la Première Restauration, il fut nommé chef d'une légion de la garde nationale de Laval. Pendant les Cent-Jours, il prend le commandement des royalistes armés du département de la Mayenne sous les ordres de Louis d'Andigné. Il fait crier lors du retour de Napoléon IerVIVE LE ROI à toute la garde nationale de Laval, et commande le département de la Mayenne par Intérim[2].
Seconde Restauration
Le préfet de la MayenneAndré d'Arbelles, qui louait son équité, son impartialité et sa modération, le recommandait comme commandant de la garde nationale du département, estimant qu'il était le mieux à même de rallier les anciens des armées royales de l'Intérieur, qui ne voulaient pas servir sous les ordres d'officiers bonapartistes. Les anciens des armées impériales lui auraient de leur côté demandé de se mettre à leur tête pour chasser les troupes d'occupation prussiennes, dont les exactions étaient très mal vécues par la population du département de la Mayenne[2].
Il ne fut pas choisi, mais fut désigné pour occuper en , la fonction nouvelle de grand Prévôt du département de la Mayenne[2]. Il fut confirmé dans son grade de colonel le . A la suppression des postes des prévôtés le , il demanda à être employé dans son grade et devint le , lieutenant de Roi (commandant de place) à Boulogne-sur-Mer. Il est chevalier de la Légion d'honneur le . Désigné pour aller occuper un poste similaire au Havre en , puis à Sedan en 1827, il obtint de rester à Boulogne[2].
Monarchie de Juillet
Il est démissionnaire de l'armée en aoput 1830, et retiré à Montenay (Château de la Bas Meignée). Il demanda à bénéficier d'une pension; elle lui fut refusée au motif qu'il ne comptait pas les 30 années de services nécessaires[2].
Il a laissé plusieurs commentaires à Urbain-René-Thomas Le Bouvier-Desmortiers pour sa Vie du général Charette, commandant en chef les armées catholiques et royales dans la Vendée et dans tous les pays insurgés en 1823.