Joseph de La Porte
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités | |
| Rédacteur à |
L'Année littéraire, L'Observateur littéraire (d) |
| Ordre religieux |
|---|
Joseph de La Porte, baptisé le à Belfort et mort le à Paris, est un religieux, critique littéraire, poète et dramaturge français.
L’abbé de La Porte a débuté dans le monde littéraire par la poésie avec une Pastorale sur le mariage du prince de Soubise, publiée en 1741, et très louée par la compagnie de Jésus, chez qui il demeurera 15 ans[1]. Ensuite, sa comédie de l’Antiquaire, parue à Paris, en 1750, et qui n’a pu être jouée sur aucun théâtre de la capitale, l’a conduit à abandonner ce genre[1]. Fréron l'a employé pendant le temps qu’ont paru les 40 premières feuilles de l'Année littéraire. Momentanément brouillé avec ce dernier, il a commencé à publier, en 1749, des Observations sur la littérature moderne, 9 vol., in-12 où il s’appliquait à contredire Fréron[2].
En 1758, il sort l'Observateur littéraire, dont Voltaire, implacable ennemi de Fréron, a parlé comme d’« un chef-d’œuvre en son genre », périodique dont la première feuille, pour l’année 1761, contenait un article sur l’Année littéraire, journal où il voyait « un dessein formé de censurer, d’avilir, de décrier les chefs-d’œuvre, et nos écrivains les plus célèbres placés au-dessous des plus obscurs littérateurs. »[2]
Son premier écrit fut le Voyage au séjour des ombres ou Nouvelles littéraires de celui-ci, ouvrage de critique qui a eu quelque succès[2]. Son gout pour la critique n’a pas empêché cet auteur prolifique de rédiger également un très grand nombre d’ouvrages et de compilations[2]. Dernier fils de Jean Pierre de La Porte et Marie Anne Chardoillet, il est l'oncle du révolutionnaire Laporte.
Iconographie
Les traits de l’abbé de La Porte sont fixés par Carmontelle et le portrait brossé par Claude Pougin de Saint-Aubin et par la gravure qu'en interprète François Robert Ingouf.