Joseph de Seytres Caumont
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Un grand aristocrate du Comtat Venaissin
Il était le fils de Louis de Seytres, Comte de Caumont et de Marie Catherine de Fortia. Joseph de Seytres résidait à Caumont ainsi qu'à Avignon dans son hôtel particulier. En 1722, il épousa Élisabeth de Donis. En 1720, il se fait bâtir un hôtel particulier à Avignon, par Jean-Baptiste Franque. Les travaux sont interrompus par la peste, l'hôtel n'est achevé qu'après sa mort. Bâtiment remarquable et seul exemple avignonais d'hôtel à la parisienne, il abrite aujourd'hui la Collection Lambert.
Un collectionneur et un érudit
Antiquaire érudit et bibliophile, Joseph de Seytres était intéressé par l'histoire, l'épigraphie, la numismatique et l'archéologie. Il entre à l'Académie des inscriptions et belles lettres en 1736 comme correspondant honoraire étranger. Les intérêts intellectuels du marquis de Caumont ont bénéficié de sa fortune. Collectionneur et mécène, il a entretenu un réseau de correspondants internationaux, en particulier en Italie, en Espagne et en Angleterre. Il a correspondu notamment avec Voltaire[1] et Simon Henri Dubuisson. Son engagement considérable dans cette activité l'a fait qualifier d'épistolomane[2]. Cette correspondance importante n'a pas été entièrement publiée, elle est actuellement dispersée, les lettres de ses correspondant sont notamment aux bibliothèques de Nîmes et d'Avignon[3], sa correspondance avec le président Bouhier a cependant été publiée[4]. Le marquis de Caumont s'est aussi intéressé à la langue occitane et aux troubadour formant avec Henri de Thomassin, seigneur de Mazaugues, Joseph de Bimard (1704-1742), baron de La Bastie-Monsaléon et Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye un cercle lettré qu'on a pu qualifier de « provençalistes »[5],[6]. À titre anonyme il collabore au Journal de Trévoux[7].

