Josiane Serre
chimiste française
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Josiane Serre, née Josiane Heulot le à Lyon (7e arrondissement)[1], morte le à Paris, est une universitaire chimiste française.
| Directrice de l'École normale supérieure (intérim) | |
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| Directrice École normale supérieure de jeunes filles | |
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| Nom de naissance |
Josiane Marie Mauricette Blanche Heulot |
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| Distinction |
Entre 1974 et 1988, elle est directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles, la dernière de l'École, puis directrice par intérim de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, à Paris.
Biographie
Jeunesse et formation
Josiane Marie Mauricette Blanche Heulot, née le à Lyon, cours Gambetta dans le 7e arrondissement, est issue d'une famille bourgeoise.
Son père, Maurice Heulot, né en 1878 à Melun (Seine-et-Marne), mort en 1960 à Paris (15e arrondissement), est employé de commerce puis négociant. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 17e bataillon de chasseurs à pied. Au terme de la guerre, il est élevé au grade de lieutenant de réserve et, en 1935, reçoit le grade de chevalier de la Légion d'honneur[2],[3].
Josiane Heulot obtient les baccalauréats ès lettres et ès sciences en 1940, puis est élève de classe préparatoire au lycée Fénelon[4]. Après une période de maladie, elle entre en 1944 à l'École normale supérieure de jeunes filles[4],[5]. Elle est reçue à l'agrégation féminine de physique (1948)[5],[6],[4],[7] et docteure en chimie[7].
Carrière professionnelle
Elle travaille d'abord en chimie organique, à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Elle mène des recherches sur les dérivés terpéniques[4]. À la suite d'un grave accident de laboratoire (où elle manque de perdre l'usage d'une main) en , elle se convertit dans la chimie quantique , au sein de l’Institut du radium dirigé par Bernard et Alberte Pullman et Gaston Berthier[4],[8]. Ses recherches concernent les composés acétyléniques[4].
Après deux années dans l'enseignement secondaire en lycée[4], elle intègre l'enseignement supérieur en 1950, à l'École normale supérieure de jeunes filles[8],[4]. Elle est successivement assistante, maître de conférences (1961-1972), professeure, sous-directrice (1969-1974)[6] et enfin directrice de l'École normale supérieure de jeunes filles (1974-1987)[9]. C'est sous son impulsion que l'École normale de jeunes filles fusionne avec l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Cette fusion des deux écoles a lieu en 1985[4],[7] ; les quelques années suivantes sont marquées par la transition[9]. De 1988 à 1991, Josiane Serre est dans l'équipe de direction de l'ENS mixte[9].

En 1986, dans un rapport remis au Premier ministre, elle préconise l'élargissement du recrutement des grandes écoles[10].
Après le décès en 1989 de Georges Poitou, directeur de la nouvelle ENS mixte, elle assure l'intérim comme administratrice provisoire pendant une année, en 1989-1990[11] ; elle est la première femme à occuper ce poste. La même année, elle est nommée au Comité national d'évaluation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel[12].
En 1991, elle est nommée au cabinet du ministre de l'Éducation nationale, Lionel Jospin, où elle est chargée des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), nouvellement institués[7].
Famille
En 1948, Josiane Heulot épouse à Paris (15e arrondissement) le mathématicien Jean-Pierre Serre, dont elle se sépare en 1955[13]. De leur union naît une fille, Claudine Monteil, diplomate et femme de lettres.
Mort
Elle meurt le à Paris.
Engagements
Josiane Serre incite les élèves de l'ENSJF à ne pas se limiter et briguer les mêmes postes universitaires que leurs pendants masculins[4]. Elle a également élargi les postes accessibles après l'ENSJF, notamment vers les grands corps techniques de l’État français et vers des postes à l'international[4].
Selon sa fille Claudine Monteil, Serre s'intéressait intensément aux thèses féministes, au point de lire Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir durant son accouchement[14].
Articles
- Josiane Serre, « De l'École normale de professeurs femmes (« Sèvres ») à l'ENS de jeunes filles : 1881-1985 », Bulletin de la Société des amis de l'ENS, 164, 1985, p. 13-20[9].